ACTE III, SCÈNE V. J
Trùsohn, Ma gloire est établie, en vain tu la déchires.
Vadi'us, Oui, oui, je te renvoie à l'auteur des satires.
Je t'y renvoie aussi.
Vadt'us.
J'ai le contentement Qu'on voit qu'il m'a traité plus honorablement. 1065
Il me donne en passant une atteinte légère Parmi plusieurs auteurs qu'au Palais on révère; Mais jamais dans ses vers il ne te laisse en paix. Et l'on t'y voit partout être en butte à ses traits.
Tn'ssoftn,
C'est par là que j'y tiens un rang plus honorable. 1070
Il te met dans la foule, ainsi qu'un misérable;
Il croit que c'est assez d'un coup pour t'accabler.
Et ne t'a jamais fait l'honneur de redoubler:
Mais il m'attaque à part comme un noble adversaire
Sur qui tout son effort lui semble nécessaire; 1075
Et ses coups, contre moi redoublés en tous lieux.
Montrent qu'il ne se croit jamais victorieux.
Vadius, Ma plume t'apprendra quel homme je puis être.
Tn'ssoh'h, Et la mienne saura te faire voir ton maître.
Vadtus.
Je te défie en vers, prose, grec et latin. 1080
Tn'ssofin.
Eh bien! nous nous verrons seul à seul chez Barbin.