‹ French ClassicsChapitre 125 sur 175 · HENRIETTE, ARMANDE · texte numérisé non relu

HENRIETTE, ARMANDE

Ar mande.

On voit briller pour vous les soins de notre mère; Et son choix ne pouvait d'un plus illustre époux

l86- LES FEMMES SAVANTES,

Henriette, Si le choix est si beau, que ne le prenez-vous? 1135

Ar mande.

C'est à vous, non à moi, que sa main est donnée.

Henriette, Je vous le cède tout, comme à ma sœur aînée.

Ar mande.

Si l'hymen, comme à vous, me paraissait charmant. J'accepterais votre offre avec ravissement.

Henriette, Si j'avais, comme vous, les pédants dans la tête, 11 30

Je pourrais le trouver un parti fort honnête.

Armxmdt, Cependant, bien qu'ici nos goûts soient différents. Nous devons obéir, ma sœur, à nos parents.

Une mère a sur nous une entière puissance; Et vous croyez en vain, par votre résistance. . . 11 35

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