‹ French ClassicsChapitre 129 sur 175 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

PHILAMINTE, ARMANDB.

Armande,

Oui| rien n'a retenu son esprit en balance;

Elle a fait vanité de son obéissance.

Son cœur, pour se livrer, à peine devant moi 1160

S'est-il donné le temps d'en reœvoir la loi,

Et semblait suivre moins les volontés d'un père,

Qu'aflfecter de braver les ordres de sa mère.

PhilaminU,

Je lui montrerai bien aux lois de qui des deux

Les droits de la raison soumettent tous ses vœux, 1165

Et qui doit gouverner, ou sa mère ou son père,

Ou l'esprit ou le corps, la forme ou la matière.

Armande.

On vous en devait bien, au moins, un compliment;

Et ce petit monsieur en use étrangement

De vouloir, malgré vous,*devenir votre gendre. 1170

Philaminte,

Il n'en est pas encore où son cœur peut prétendre.

Je le trouvais bien fait, et j'aimais vos amours ;

Mais dans ses procédés il m'a déplu toujours.

Il sait que, Dieu merci, je me mêle d'écrire.

Et jamais il ne m'a prié de lui rien lire. 1175

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