SCÈNE I
MAXIMEy EUPHORBE.
Maxime,
Lui-même il m'a tout dit; leur flamme est mutuelle; Il adore Emilie, il est adoré d'elle; 710
Mais sans venger son père il n'y peut aspirer; Et c'est poiu" l'acquérir qu'il nous fait conspirer.
Euphorbe,
Je ne m'étonne plus de cette violence
Dont il contraint Auguste à garder sa puissance;
La ligue se romprait s'il s'en était démis, 715
Et tous vos conjurés deviendraient ses amis.
Maxime.
Ils servent à l'envi la passion d'un honmie
Qui n'agit que pour soi, feignant d'agir pour Rome;
Et moi, par un malheur qui n'eut jamais d'égal,
Je pense servir Rome, et je sers mon rival. 720