‹ French ClassicsChapitre 34 sur 175 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

AUGUSTE, EUPHORBE, POLTCLÈTE, Gardes.

Auguste, Tout ce que tu me dis, Euphorbe, est incroyable.

Euphorbe,

Seigneur, le récit même en paraît effroyable:

On ne conçoit qu*à peine une telle fiireur,

Et la seule pensée en fait frémir d'horreur. 1080

Auguste,

Quoi? mes plus chers amis! quoi? Ginna! quoi? Maxime!

Les deux que j'honorais d'une si haute estime,

 qui j'ouvrais mon cœur, et dont j'avais fait choix

Pour les plus importants et plus nobles em^dois!

Après qu'entre leurs mains j'ai remis mon empire, 1085

Pour m'arracher le jour l'im et l'autre conspire !

Maxime a vu sa faute, il m'en fait avertir.

Et montre un cœur touché d'un juste repentir;

Mais Cinna!

Et^borbe,

Cinna seul dans sa rage s'obstine, Et contre vos bontés d'autant plus se mutine; 1090

Lui seul combat encor les vertueux efforts Que sur les conjurés fait ce juste remords, Et, malgré les frayeurs à leurs regrets mêlées. Il tâche à raffermir leurs âmes ébranlées.

Auguste,

Lui seul les encourage, et lui seul les séduit! 1095

O le plus déloyal que la terre ait produit!

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