‹ French ClassicsChapitre 35 sur 175 · ACTE IV, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE II

O trahison conçue au sein d'une furie!

O trop sensible coup d'une main si chérie!

Cinna, tu me trahis! Polyclète, écoutez.

(// /tti parie à Poreille,)

Polyclète.

Tous vos ordres, seigneur, seront exécutés^ 11 00

Auguste,

Qu'Éraste en même temps aille dire à Maxime Qu'il vienne recevoir le pardon de son crime.

Ei^horbe.

Il l'a jugé trop grand pour ne pas s'en punir : A peine du palais il a pu revenir,

Que les yeux égarés et le regard farouche, 1105

Le cœur gros de soupirs, les sanglots à la bouche, Il déteste sa vie et ce complot maudit.

M'en apprend l'ordre entier tel que je vous l'ai dit, Et m'ayant commandé que je vous avertisse, Il ajoute: "Dis-lui que je me fais justice, 11 10

Que je n'ignore point ce que j'ai mérité." Puis soudain dans le Tibre il s'est précipité; Et l'eau grosse et rapide, et la nuit assez noire, M'ont dérobé la fin de sa tragique histoire.

Auguste.

Sous ce pressant remords il a trop succombé, 11 15

Et s'est à mes bontés lui-même dérobé;

Il n'est crime envers moi qu'un repentir n'efface.

Mais puisqu'il a voulu renoncer à ma grâce,

Allez pourvoir au reste, et faites qu'on ait soin

De tenir en lieu sûr ce fidèle témoin. 11 20

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