Et cuncta terraFom subacta
Praeter atrocem animum Catonis." (Horace.) 1. 944. var. Aussi n'est-ce qu'à vous que je le veux deroir. (1643-56) 1. 947. var. J'obéis sans réserve à tous vos mouvements. (1643-56) 1. 975. var. Et quand il faut répandre un sang si malheureux.
1. 978. '* Ce vers est beau, et ces sentiments d'Emilie ne se démentent jamais. Plusieurs demandent encore pourquoi cette Emilie ne touche point; pourquoi ce personnage ne fait pas au théâtre la grande impression qu'y fait Hermione. Elle est l'âme de toute la pièce, et cependant elle inspire peu d'intérêt. N'est-ce point parce que les sentiments d'un Brutus, d'un Cassius conviennent peu à une fille? n'est-ce point parce que sa facilité à recevoir l'argent d'Auguste dément la grandeur d'âme qu'elle affecte ? n'est-ce point parce que ce rôle n'est pas tout à fait dans la nature ? Cette fille, que Balzac appelle une adorable Jurie, est-elle si adorable ? C'est Emilie que Racine avait en vue, lorsqu'il dit, dans une de ses préfaces, qu'il ne veut pas mettre sur le théâtre de ces femmes qui font des leçons d'héroïsme aux honmies. Malgré tout cela, le rôle d'Emilie est plein de choses sublimes : et quand on compare ce qu'on disait alors à ce seul rôle d'Emilie, on est étonné, on admire." (Voltaire.)
1. 980. var. Et le sang et la vie à qui le fait servir. (1643-56) L 984. var. Implore la faveur d'esclaves tels que nous. (1643-56) L 991. var. Aux deux bouts de la terre en est-il un si vain
Qu'il prétende égaler un citoyen Romain ? (1643-56) 1. 996. Attalus, King of Pergamus (24T-198 b.c.) 1. loio. Foudre is féminine when used literally, and masculine when used metaphorically ; Lzt. Jtdgur {fidgere^ Gh*. <l>\éyw, Sanscr. bbraj). L 1017. var. Je saurai bien sans toi, dans ma noble colère.
Venger les fers de Rome et le sang de mon père.
(1643-56) 1* 1033. var. Je t'aime toutefois, tel que tu puisses être. (1643-60) 1. 1034. var. Tu te plains d'un amour qui te veut rendre traitre.
L 1035. "Emihe a déjà dit au premier acte qu'on publiera dans toute lltalie qu'on n'a pu la mériter qu'en tuant Auguste ; elle a dit à Cinna : Songe que mes faveurs f attendent. Ici elle dit que miUe Romains tueraient Auguste pour mériter ses bonnes grâces. Quelle femme a jamais parlé ainsi ? Quelle différence entre elle et Hermione, qui dit, dans une situation à peu près semblable :
' Quoi I sans qu'elle employât une seule prière. Ma mère en sa faveur arma la GrèceT entière ! Ses yeux, pour leur querelle, en dix ans de combats. Virent périr vingt rois qu'ils ne connaissaient pas ; Et moi, je ne prétends que la mort d'un parjure. Et je charge un amant du soin de mon injure ; Il peut me conquérir à ce prix sans danger.
Je me livre moi-même, et ne puis me venger t'
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C'est ainsi que s'exprime le goût perfectionné ; et le génie, dénué de ce goût sûr, bronche quelquefois. On ne prétend pas, encore une fois, rien diminuer de l'extrême mérite de Corneille ; mais il faut qu'un commentateur n'ait en vue que la vérité et l'utilité publique. Au reste, la fin de cette tirade est fort belle." (Voltaire.)
1. 1036. " Si tu ne crains mes bras, crains de meilleures armes ; Crains tout ce que le ciel m'a départi de charmes : Tu sais quelle est leur force, et ton cœur la ressent ; Crains qu'elle ne m'assure un vengeur plus puissant. Ce courroux, dont tu ris, en fera la conquête De quiconque à ma haine exposera ta tête.
De quiconque mettra ma vengeance en mon choix."
(Corneille, Clitandre, iii. 5.) 1. 1056. " C'est ici une idée poétique, ou plutôt une subtilité : Vas beautés sont plus mbumaines çu* Auguste ! ce n'est pas ainsi que la vraie passion parle. Oreste, dans une circonstance semblable, dit à Hermione : ' Non, je vous priverai d'un plaisir si funeste. Madame ; il ne mourra que de la main d'Oreste.' ** Il ne s'amuse point à dire que les beautés inhumaines d'Hermione sont des tyrans ; il le fait sentir en se déterminant malgré lui à un crime : ce n'est pas le poëte qui parle, c'est le personnage." (Voltaire.) ** La partialité de Voltaire en faveur de Racine et contre Corneille est bien sensible ici, puis que Racine, dans cette même Ândromaque, n'a pas évité un rapprochement analogue, et plus hyperbolique ^core. Témoins les vers suivants (Act. II. Se. ii.) :
* Madame, c'est à vous de prendre une victime Que les Scythes auraient dérobée à vos coups Si j'en avais trouvé d'aussi cruels que vous.' " (Gérusez.) 1. 1061. var. Je l'ai juré, j'y cours, et vous serez vengée;
Mais ma main aussitôt dedans mon sein plongée.
(1643-56) 1. 1064. var, A ce crime forcé joindra le châtiment. (1643-56) See a parallel passage in Racine : —
" Et mes sanglantes mains, sur moi-même tournées. Aussitôt, malgré lui, joindront nos destinées."
(Andromaque, iv. 3.) L 1066. var. Recouvrera sa gloire aussitôt que perdue. (1643-56)