ARRIVÉE A PARIS
le temps, car l'horaire des trains leur avait appris qu'on n'arriverait pas à Paris avant midi. Ils s'étonnaient de voir qu'il y avait beaucoup de champs et même de prairies, car ils s'étaient imaginé que la France était très petite et contenait surtout des villes.
C'était le même paysage de chaque côté de la voie. Ces carrés de verdure s'étendaient jusqu'à l'horizon, et là, le bleu de ce ciel du Nord de la France se mêlait avec les nuances vert clair et vert foncé des champs. Et tout l'ensemble présentait un spectacle qui était des plus ravissants aux yeux de nos voyageurs.
Presque partout dans ce bel endroit ils remarquaient que les paysannes aidaient leur mari dans les menus travaux des champs, mais nulle part ils n'ont pu apercevoir aucune de ces fermes isolées qui caractérisent si bien la campagne américaine.
Cependant, le grand nombre de petits hameaux qu'ils voyaient partout ici leur a fait supposer que le Français est plus pénétré du sentiment de la vie communale que son frère américain, qui, le plus souvent, semble préférer vivre dans la solitude de notre campagne américaine jusqu'à la fin de ses jours.