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Arrivée à Paris

Nos amis étaient venus à Paris, non seulement pour jouir de la vue des monuments, des chefs-d'œuvre de l'art, et des curiosités de cette grande ville, mais aussi pour étudier la langue et les moeurs du peuple français.

Ils se rappelaient les paroles de leur ancien professeur de français. Il leur avait dit bien souvent que s'ils voulaient se faire une idée juste de ce peuple, ils devraient faire leur possible pour le connaître dans les détails de sa vie particulière aussi bien que dans ceux de sa vie publique. Et pour les aider à faire ceci, il avait écrit à la patronne d'une pension où il avait vécu autrefois, pour savoir s'il n 'y aurait pas une chambre libre pour les recevoir à leur arrivée à Paris.

En débarquant du train à la gare Saint-Lazare, nos amis ont trouvé qu'ils pouvaient remplir les formalités de la douane en une demi-heure, parce qu'il n'y avait aucune chose dans leurs bagages pour laquelle ils dussent payer des droits. Voulant s'orienter un peu avant d'essayer de trouver la pension, ils se sont décidés à descendre à l'hôtel d'Amérique pour y passer deux ou trois jours à se reposer des fatigues de leur voyage.

A la station de voitures où ils sont allés pour se procurer une voiture, ils ont eu le bonheur de tomber sur un des derniers

Une gare à Paris.

représentants de ce type de cocher dont les romans français font si souvent mention, — un vrai cocher au nez rouge et à l'air malin qui sommeillait tranquillement sur le siège de son fiacre démodé. A leur appel, il s'est dérangé juste assez pour monter leurs valises sur l'impériale, et bientôt après, les fers de son vieux cheval maigre résonnaient sur le pavé.

Ce cheval a montré bientôt à nos amis que leur peu d'admiration à son égard était injuste. La voiture a marché vite et avant peu ils se sont trouvés à leur destination.

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