‹ French composition and grammar reviewChapitre 24 sur 166 · A LA PENSION · texte numérisé non relu

A LA PENSION

fallait dans votre chambre ? Le concierge m'a dit qu'il avait monté vos malles.

— Oui, madame, et nous voulons vous remercier de votre bonté. Je vous assure que nous en avions grand besoin, car imaginez-vous, c'est la première fois que nous les défaisons depuis notre départ.

— C'est toujours comme ça quand on voyage, messieurs. Mais, ayez donc la bonté d'entrer dans la salle à manger. Le

Le grand Trianon à Versailles.

dîner est prêt depuis quelques minutes et l'on vous attend pour le servir.

(Dans la salle à manger)

Madame Dupont, je voudrais bien vous présenter messieurs Brun. Ce sont d'anciens élèves du professeur Chaland, qui, comme vous savez, enseigne le français aux États-Unis.

— Je suis très contente de faire votre connaissance, messieurs. Je me rappelle très bien le professeur Chaland, et c'est bien naturel, car y a-t-il aucune personne au monde qui nous ait taquinés, mon mari et moi, plus que lui ? C'est mon mari qui va être content de rencontrer des amis de son Auguste, comme il appelle monsieur Chaland.

{La patronné)

— Pardon, monsieur Jean, mais je vais vous placer à côté de madame Dupont, et vous, monsieur Charles, vous pourrez vous asseoir de l'autre côté de monsieur Dupont. A propos, madame Dupont, est-ce que monsieur votre mari est en retard ce soir, ou est-il encore allé en voyage à Versailles pour sa maison ?

— Je n'en sais absolument rien, madame Leblanc. Il ne m'en a rien dit avant son départ pour le bureau ce matin, mais certainement, il se peut bien qu'il ait été retardé par quelque affaire, car sa maison est très occupée en ce moment. Mais ne l'attendons plus. Commençons à manger.

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