‹ French composition and grammar reviewChapitre 33 sur 166 · LE QUATRE JUILLET EN FRANCE · texte numérisé non relu

LE QUATRE JUILLET EN FRANCE

C'est pour une de ces expositions que cette structure d'acier a été construite. D'abord on la considérait comme une des merveilles du monde, à cause de sa hauteur de 300 mètres. Mais peu à peu cette tour, qui avait été l'orgueil des Parisiens, a commencé à leur choquer la vue. Leur désir de la démolir a persisté jusqu'à l'époque de la Grande Guerre, où l'on a démontré son utilité en la transformant en station de télégraphie sans fil. Dans ce rôle elle a rendu tant de services pendant ces quatre tristes années, que les Parisiens lui ont pardonné son manque de charme et lui ont assuré une longue vie.

En longeant la Seine sur ce splendide quai d'Orsay, où se trouve l'hôtel dans lequel le président Wilson et les délégués américains ont tenu leurs délibérations après l'armistice du 11 novembre 1918, l'automobile est bientôt arrivée devant l'Esplanade des Invalides.

Nos amis ne se sont pas arrêtés ici seulement pour jeter un coup d'œil sur l'Hôtel des Invalides, que Louis XIV, le grand roi français, a érigé pour offrir un asile à ses vieux soldats, mais aussi pour visiter l'église au dôme majestueux qui abrite les restes du grand Napoléon.

Jean et Charles sont entrés dans ce lieu de repos, et comme tant d'autres étrangers l'ont fait avant eux, ils sont restés quelques moments recueillis devant le tombeau, rendant ainsi leurs hommages au grand capitaine. Absorbés dans leurs sombres pensées sur le sort des grands, ce n'est qu'en sortant que nos amis se sont aperçus que le temps s'était couvert et que les lourds nuages qui pesaient sur la ville annonçaient la pluie, et ainsi, mettaient fin à leur tour pour la journée.

Page 1