Au marché
Jean et Charles n'ayant rien à faire, pour tuer le temps, se sont mis à suivre les chars à bancs et les charrettes, les unes à un cheval, et d'autres à deux chevaux en flèche, qui allaient toutes du côté du marché.
Au premier coup d'œil, ils ont bien vu que le propriétaire avait eu raison et qu'ils n'auraient pas dû s'attendre à trouver beaucoup d'automobiles dans une petite ville française. Nos amis avaient remarqué qu'il y en avait beaucoup à Paris et à Versailles, et ainsi, ils avaient cru que ce serait la même chose partout en France.
Partout sur la place il y avait une foule animée et bruyante qui criait à tue-tête et se bousculait pour se frayer un passage. Par-dessus tout ce vacarme s'élevaient les voix criardes des vendeurs qui vantaient leurs marchandises.
Celui-ci avait apporté des choux, des haricots verts, des petits pois ou d'autres légumes de la saison ; celui-là, des paniers de pommes, de poires, de cerises ou de fraises. Un autre