FA, YA; FÉ, VÉ; FI, VI; FO, VO; FU
YU; fa, Yu; vi, fo; fii, va; vi, fé; vo, fu.
5^ Labiale : ]\I, m.
Sens intime.— André s'est mal conduit pendant la classe ; il a été dissipé et paresseux. Son excellent instituteur le prend à part, lui fait voir sa faute; il semble la reconnaître, car ses lèvres se joignent et se plissent, et ses pleurs sont prôtes ;\ couler. Sans s'en douter, il fait un m. M est donc le signe du rt-pentir. Vous avez fait de la peine A, votre professeur, votre meilleur ami, on n«'f;li^'('ant vos devoirs ; vous en (''tes bien cliaf^rrinr ; vous allez le trouver pour lui avouer votre faute, et lui promettre de ne plus recommencer, mais rémotion vous gagne, et vous ne pouvez dire que m ! ml m ; m ! m ! ml
Prononciation. — Pressez fortement les lèvres l'une contre l'autre, puis, ouvrez légèrement la bouche m!m!m; m!m!m! M est donc une labiale puisqu'elle se forme par la pression des lèvres. Elle n'a pas, comme les autres labiales de consonne sœur, et elle s'appelle liquide, à cause de la facilité avec la'^uelle elle coule dans la voyelle qui l'accompagne.
MA, MÉ, MI, MO, MU; ma, me, mi, mo,
mu; ma, mo, mi, me, mu.
RECAPITULATION:
fé, pa; bo, mi; vu, po; fu, bé; vi, ma.
CONSONNES.— 2^ Classe.
Dentales: Z, z, douce; S, s, forte,
ou C DEVANT É, I, OU Ç DEVANT A, 0, U.
Sens intime.— La charmante et gracieuse petite Aline adore la campagne ; elle aime à se promener toute seule au milieu des bois ; elle a tort, car il pourrait lui arriver malheur, et puis, son absence inquiète beaucoup sa. r>h(.re maman, et lui fait de la peine. La voilà aujourd'hui cachée derrière ua
arbre, et plongée dans la contemplation d'une abeille dont elle admire l'industrie. Aline lit déjà couramment; mais, comme elle est très réfléchie, elle imite l'insecte, et s'écrie, joyeuse : mais, ce son ressemble au ^, et elle répète, en suivant le vol de l'abeille, et en faisant des zig-zag avec le doigt : z ! z ! z ; 2Î zî z! Tout à coup, un énorme serpent montre sa tête au dessus des fleurs» et fait entendre un sifflement aigu : s ! s ! s ; s ! s ! s ! Elle s'enfuit à toute^ jambes, arrive à la maison, et tombant entre les bras de sa mère, elle ne peut dire que s ! s! s ; s! s! s! pour faire comprendre qu'elle a rencontré un serpent. Z ! z! z ! est donc l'imitation du bourdonnement de l'abeille, et s! s ! s! Teprésente le sifflement du serpent dont il a, du reste, un peu la forme.
Prononciation. — Placez le bout de la langue contre les gencives de la mâchoire inférieure, reculez les deux coins de la bouche et faites entendre un sifflement adouci dont les vibrations se font surtout sentir dans toute la mâchoire inférieure, z! z! z ; z! z! z! Prenez la même position, faites le même mouvement, mais chassez l'air avec plus de vigueur entre les deux rangées de dents s! s! s ; s! s! s! Mettez la main sur le menton, et dites: z! z! z; z! z! z! et puis, s! s! s ; s! s! s! et vous verrez la différence qui existe entre ces deux lettres.
EXERCICE
SA, SE, SI, SO, SU ; ÇA, CE, CI, ÇO, ÇU. sa, ça; su, çu; so, ço; ci, si; se, ce.
CONSONNES.— 3« Classe.
Linguales, ou consonnes formées par l'action de la langue.
D, d, DOUCE.
Sens intime. — La petite Amélie est très curieuse ; elle court à droite et à gauche, par toute la maison, pour voir ce qui s'y passe Aujourd'hui, elle va dans la buanderie voir la repasseuse à l'ouvrage ; elle écoute le bruit du fer à repasser sur la couverture ; elle réfléchit, et dit à la bonne : savez-vaus quel
bruit vous faites là ? Non — Hé bien ! s'écrie-t-elle en frappant avec son petit poing sur la table c'est d! d! d; d! d! d! comme on nous fait appeler à Técole cette vilaine grosse lettre dont je ne pouvais pas me rappeler le nom. Je le sais maintenant : d! d! d; d! d! d! Un autre jour, elle ourlait une serviette, et comme elle avait de la peine à enfoncer l'aiguille dans la toile un peu dure pour ses petits doigts, elle avançait la langue, levait les épaules, et disait d! d! d; d! d! d! Tiens! se dit-elle, je fais un d! d! d! comme labonne, l'autre jour, avec le fer. D, indique donc un bruit sourd ou un effort . d! d! d; d! d! d!
PROis^ONCiATiOîf. — Applatissez la langue en l'allongeant légèrement, appuyez-la sur les canines, serrez les mâchoires, puis, lâchez : d! d! d; d! d! dï
DA, DÉ, DI, DO, DU ; da, dé, di, do, du,
da du; dé, du; di, da; do, dé; di du.
T, t. Linguale, forte de D.
Sens intime. — Tristan est un garçon appartenant à une famille très riche;: mais il ne dédaigne pas le travail manuel qui fortifie le corps et l'esprit, et nous met à l'abri des revers de fortune ; il apprend le métier de menuisier ;: 1© voilà en train d'enfoncer un clou ; il y met tant d'ardeur, qu'il en tire la langue, et fait entendre un son sec, comme celui de son marteau sur le bois. Tl t! t; t! t! t! Test donc une imitation du bruit produit par un coup sec sur le bois, comme quand on frappe avec le poing sur une porte. Essayez : t!t!t;t/t!t/
Prononciation.— Avancez la langue, et placez-la sur les dents de la. mâchoire inférieure, comme pour prononcer d, puis, retirez-la vivement : t! t! t; t! t! t! T est une consonne forte, parce qu'elle exige un mouvement 8ec et décidé.
EXERCICE
TA, TÉ, TI, TO, TU; ta, té, ti, to, tu; ta, tu; té, tu; to, té; ti, tu; té, ta.
L, I N", 11, Linguales.
Sens intime. — Les anciens rois avaient A, leur cour des hommes qui leur servaient de jouets, et dont Tunique occupation était d'amuser ce qu'on appelait alors le souverain. Ces pauvres bouffons étaient presque toujours contrefaits ; ils portaient la livrée de la folie ; on les battait et on les maltraitait de toutes les fa<;ons. C'était bien cruel, n'est-ce pas ? En voilA, un qui jouit d'un instant de liberté, et qui se promftne avec son chien, son seul ami. Il re^^arde l'animal d'un œil attendri, pendant que celui-ci lape l'eau claire d'un petit ruisseau et fait : l! l! l; II l! Il Imitez- le, et dites : l! Il l; Il III.
GAILLARB'JS COMMON SENSE METHOD.
II pense en même temps à ceux qui le font souffrir, et qui sont ses inférieurs en intelligence, et il ne peut s'empêcher d'exprimer son mépris en faisant une légère contraction du nez et de la bouche, et en avançant la langue: n! n! n; n! n! n! Faites de même, envoyer votre mépris à tous les oppresseurs: n! n! n; n! n! n! L est donc une imitation de l'action du. chien, du loup ou du renard qui lape ; w, le signe du mépris ou de l'indignation, contenue, une vraie grimace : 7i! n! n; n! n! n!
Prononciation.— i— Portez la pointe de la langue contre les gencives des incisives supérieures, puis, ramenez-la à sa place d'un mouvement vigoureux : l! l! l; l! lî l! Cette lettre coulant avec une extrême facilité avec quelques autres consonnes pour former des diphthpngues, s'appelle aussi liquide^
iV— Contractez le nez à sa racine, baissez la mâchoire, tout en avançant la pointe de la langue, et la présentant à l'entrée de la bouche, et dites : n! ni n; 11 ! 11 ! n! La contractk)n nasale quelle exige a fait aussi donner à cette lettre le nom de nasale.
EXERCICE