TABLEAU VI
Quantités par personne Aliments Milieu 1916 Début 1917 Milieu 1918 Octobre 1918
Pommes de terre,
kg. par semaine. 4k.300 1k.500 :1k. 3 k. 500 Graisses alimentai- . res,gr.par semai-
SE ME Ta 84 gr. 65 gr. DE à 0. 65 gr.
Viande, gr. par se- :
Maine. run 292gr, 9230gr. 2309!. 190gr:
Œufs pour 4 se-
maines ..:...:.. 0 1:93 5,9 I Sucre, gr. par se-
NAME: LL ee 195.gr) 7 170 gr.< 199 pr NI TO RE Farine,gr. par se-
Mae. SR 1.400gr. 1.40ogr. 1.4o0gr. 1.400gr.
Nombre de calories par personne et parjours 1.948.0, . 1.131 C.l. 1.096€ noie
Chiffres manifestement inexacts car, même en
admettant la bonne foi du directeur de l'Office cen-
tral de répartition des vivres, ils s'opposent aux chiffres donnés par Sterling dans son Rapport sur
les conditions alimentaires de l'Allemagne, paru dans le Bulletin de la Societé d'Hygiène alimentaire de 1919, n° 8.
Nous prendons les chiffres suivants :
Milieu 1916 Début 1917 Milieu 1918 Octobre 1918 2.600 c. 1.344 cC. 1.278 C. 1.664 c.
Les deux premiers chiffres sont ceux que donne Starling.
Nous avons établi nous-même les deux derniers proportionnels aux deux derniéfs chiffres du tableau de Wurm comme les chiffres de Starling sont euxmêmes respectivement proportionnels aux deux premiers du tableau précédent.
D’auire part Silbergleit donne pour Berlin les chiffres suivants de mortalité tuberculeuse :
1913: 3.265 cas. 1918 : 4.965 cas.
1916: 3.494 cas. 1919: 4.557 cas.
1917: 5.048 cas.
En traduisant par leurs courbes les variations de la ration alimentaire et de la mortalité tubereculeuse, nous obtenons deux courbes qui sont d’une remarquable symétrie. Voir graphique V.
Ces courbes nous montrent combien sont étroitement solidaires l'insuffisance alimentaire et la fréquence de la tuberculose. On peut dire, comme règle générale, que leurs variations sont loujours parallèles. La clinique nous a enseigné depuis longtemps que le jeûne développe ou aggrave la tuber-
culose, l’expérimentation va nous en montrer le mécanisme.
Nous nous référons pour cela aux travaux de M. le Professeur Richet et spécialement aux deux études qui ont paru dans la Reoue de Médecine de 1905, ns y et 2 (1).
Nourrissant des chiens non tuberculeux à la viande cuiteet pâtée, le Professeur Richet a relevé la moyenne des calories consommées au cours d’une année et l’a trouvée de 12 c. 15 en été et 15 c. 3 en hiver. Soit 13 c. 5, chiffre représentant la moyenne de consommation calorique chez les chiens non tuberculeux.
D'autre part, à la suite d'expériences faites sur plusieurs chiens tuberculeux qui avaient à leur disposition une nourriture abondante et une ration suffisante, le calcul des calories consommées a montré que la moyenne variait entre 12 c. 4 (minimum) et 27 c. 5 (maximum), oscillant autour d’un chiffre moyen de 18 c. par dmq.
Ce qui montre ce fait très intéressant que l’alimentalion physiologique normale, suffisante chez un chien non tuberculeux, ect insuffisante chez un chien tuberculeux, puisque, chez ce dernier, la quantité moyenne des calories dépensées passe de 13 c. 5 à
1. Etude sur l'alimentation des chiens tuberculeux (in Revue de médecine, 10 janvier 1905, p. 1-22); Ration alimentaire dans quelques cas de tuberculose humaine (in Revue de Médecine, 10 février 1905, p. 97-114).
En collaboration avec MM. P. Lanablière, Ed, Lesné et Ch, Richet fils,
Mes OU
18 c. par dmq., soit une augmentation de 25 o/o en chiffres ronds. Il faudra donc donner à un chien tuberculeux, pour le maintenir en bon état de santé, au moins 18 c. par dmq., c'est-à-dire avoir recours à la suralimentation. *
Mais le professeur Richet n’a pas seulement considéré l'insuffisance alimentaire au point de vue calorique, il l’a aussi considérée au point de vue azoté.
Nourrissant à la viande crue 5 chiens tuberculeux qui ont survécu, le calcul des calories consommées lui a donné une moyenne de 12:c. en chiffres ronds, notablement inférieure au chiffre trouvé précédemment de 18 c. Celte diminution est due en grande part à ce que cette alimentation à la viande crue a permis aux chiens en expérience de fixer des calories de réserve.
Les données fournies par ces expériences sur les chiens tuberculeux sont applicables à l’homme, fait remarquer le professeur Richet, grâce au principe de la proportionnalité à la surface. C’est en appliquant la notation par dmq. pour l’homme que nous pourrons mettre en regard lun de l’autre les deux tableaux suivants du professeur Richet représentant les chiffres moyens.de plusieurs expériences.
Tableau des calories ingérées et des calories dépensées chez des hommes tuberculoux
soumis à la viande crue
Bilan autritif quotidien 1 Moyenne de 12 observations
dun homme sain de 70 kg 190 dmq
Calories ingérées 12,70 Calories ingérées 12,50 dépensées 11,98 —— dépensées 9,93 0,70 — fixées 2,57
— fixées
€ Il est donc permis de supposer, dit le. ù Richet, que c’est au régime de la viande À u a due cette moindre dépense en calories, se tr
mentionnées dans notre précédént pe autorisent à cette conclusion très importante, » »