‹ Fréquence des Mycoses pures ou associées à la TuberculoseChapitre 12 sur 13 · CONSTATATIONS FAITES DANS L'EXAMEN DES CULTURES · texte numérisé non relu

CONSTATATIONS FAITES DANS L'EXAMEN DES CULTURES

Parmi les constatations que l’on peut faire dans l'examen de ces cultures mycosiques il en est une assez intéressante, tenant à la présence d'un pigment rouge-sang réparti dans certains fragments mycéliens appartenant aux champignons du genre aspergillus, pernicillum, oospora (Creuzé).

C’est ce qui explique les erreurs de diagnostic que l’on est exposé à faire en présence d’une expectoration sanglante,

dans certains cas de mycose pulmonaire.

Or, ce n’est pas le sang qui fournit cette coloration, mais le pigment mycélien. On peut citer comme exemple à ce propos le cas de deux malades du D' Savoire dont l’un avait été atteint d'hémorragies d'arrêt difficile. La culture de leurs crachats a laissé fuser dans le milieu au bout de trois ou quatre jours une coloration rouge-sang pouvant être prise pour du sang hémolysé : Sartory et Marchoux citent un cas analogue. La présence de ce pigment rouge au sein de masses mycéliennes au niveau d’un rein a pu faire croire à un infarctus rénal. Or, cette masse, ensemencée a donné une culture de pénicillum glaucum.

Nous avons déjà parlé à propos de diagnostic des mycoses, de l'acido-résistance de certains filaments mycéliens.

C'est un fait assez remarquable que certains filaments sont

colorés par la méthode de Zichl à côté d'autres éléments n'ayant pas résisté à la décoloration par l’acide-alcool.

Et même quelques filaments acido-résistants peuvent se fragmenter de manière à présenter une forme bacillaire. Dans ces cas, la différenciation de ces éléments avec le baciile de Koch est impossible. Inversement, le D' Creuzé, en plaçant le bacille de Koch dans des conditions un peu spéciales réussit à lui faire perdre son acido- résistance.

C’est devant ces faits qu’il a pu émettre l'hypothèse suivante : le bacille de Koch serait un champignon, qui, par suite de circonstances spéciales, se serait fragmenté et aurait

acquis l’acido-résistance.

TRAITEMENT DES MYCOSES

La thérapeutique mycosique comporte surtout l’emploi de l’iode, qui in-vitro désagrège les cultures. Il est employé sous forme colloïdale à la dose de xx à xL gouttes pendant trois semaines et un repos de huit à dix jours.

On peut alterner avec un vaccin antimycosique constitué par les mycoses attaquées, par des mycoses antagonistes, auquel on incorpore s’il y a lieu les expectorations. Le rai tement par la vaccination dure quatre semaines et est suivi d’un repos de huit à dix jours.

A ce moment, on peut faire de l’autosérothé: apie (Creuzé).

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