‹ Fréquence, Prophylaxie et Traitement des Crevasses du MamelonChapitre 19 sur 22 · PÉTER · texte numérisé non relu

PÉTER

Combien. de temps l'enfant devra-t-il rester au sein ? C’est une question pour laquelle il est impossible de donner des règles précises : chacun sait combien elles seraient facilement violées. Au demeurant, toutes les formules qu'on a données sur le temps à laisser l'enfant au sein, et sur la quantité de lait qu'il doit prendre sont parfaitement inutiles : « Chaque enfant présente un appétit spécial, une façon personnelle de digérer; il subit à sa manière l’influence de l'alimentation qui lui est donnée, il faut enfin tenir compte de la valeur nutritive du lait de telle ou telle femme. C'est tout cela, conclut M. Wallich, qui doit être apprécié pour indiquer l’augmentation ou la diminution du nombre des repas et les heures auxquelles ils doivent être pris. »

Mais la mère doit éviter un écueil : beaucoup d’enfants,lorsqu'ils ont assez pris,ne quittent pasle sein, s'y endorment et la nourrice indulgente n’ose pas les déranger. Nous avons déjà signalé les graves inconvénients pour le mamelon de cette coupable négligence. Nous insistons donc sur ce fait que l’enfant ne doit pas paresser au sein.

En agissant comme nous l’avons indiqué dans les pages précédentes, on n'astreindra pas la mère à l'observation de règles fastidieuses et le plus souvent inutiles et on lui procurera pendant la nuit des heures de sommeil qui sont indispensables à sa santé, condition primordiale pour mener à bien l’allaitement commencé.

Nous avons dit que les seins devaient être tenus,

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avant l’accouchement, dans un état constant de rigoureuse propreté. C’est surtout, après l’accouchement, que cette précaution devient, indispensable. Les mamelons sont constamment mouillés par le colostrum, la salive de l’enfant. Les nourrices ont la fâcheuse habitude de toucher les bouts avec leurs mains, et d'autre part il est bien difficile d'interdire ces attouchements aux nouvelles accouchées, surtout quand l'enfant met de la mauvaise volonté à prendre le sein. Mais, du moins, doit-on leur faire comprendre les dangers de ces manœuvres et leur recommander d’avoir les mains d’une propreté absolue avant de s’y livrer.

Dans le début, avant et après chaque tétée, on lavera soigneusement le mamelon avec une solution antiseptique. Mais laquelle employer ? Il est permis d’être embarrassé tant sont nombreuses celles qu’on a proposées : eau chaude additionnée d’eau-de-vie, ou de sulfate de zinc, ou de quelques gouttes de SO‘ ; eau légèrement astringente ; eau boriquée; solution de sublimé.

Il est inutile, ce nous semble, sinon nuisible de maintenir un pansement humide, à cause de la macération possible de l’épiderme. Nous croyons qu'il est plus simple de procéder comme il suit : le mamelon est lavé, avant et après chaque tétée, avec une solution d’alcool à 90 degrés, coupée de deux tiers d’eau bouillie. Entre les tétées, on applique sur le sein une rondelle faite de trois épaisseurs de gaze stérilisée et de la dimension d’une paume de main;

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