LA FIN D UX HOMME D ETAT
auxquelles il se laissait séduire si facilement et qui firent de Napoléon, avec les meilleures intentions du monde, le continuel troubleur de son trône et du pays. On ne le verrait plus, calme et souriant, opposer la loi positive des faits à des entraînements d'opinion d'autant plus à craindre qu'ils se compliquaient, chez le même homme, d'indécisions et de résistances passives incapables d'agir autant que de se déterminer à propos. L'enchaînement fortuit des événements avait voulu que la durée de la prospérité de l'Empire se limitât à la durée de la vie de celui qui en avait été l'un des créateurs. On l'a pu dire avec raison : la dernière habileté de Morn}^ fut de finir à temps.
INDEX ALPHABÉTIQUE