‹ Frère d'EmpereurChapitre 9 sur 51 · PRÉFACE IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE IX

établi que la politique, entre ses mains, fut plus souvent un levier financier que l'instrument d'une ambition légitime.

Ses opinions n'eurent jamais rien d'arrêté ni de fixe. Par son caractère, par ses instinctiA^es préférences il était aristocrate, comme il fut impérialiste par circonstance et par calcul. 11 n'avait pas Tentêtement calme et doux et, pourtant, irréductible, où s'enfermait l'Empereur. Un utile conseil trouvait vite le chemin de son esprit ; il savait surtout s'accommoder à la leçon des événements. Connaissant le prix, pour un homme de gouvernement ou de diplomatie, du froid calcul, qui sait plier à propos, il ne concevait rien d'absolu, sinon les lois d'ordre et de stabilité, qui dérivent d'une expérience longue et formelle.

D'une manière générale, aucun principe supérieur, aucun idéal élevé ne conduisait sa raison. Il s'en remettait là-dessus tout au succès et ne reconnaissait de plus puissante ni de plus haute divinité que la fortune. En des circonstances difficiles, en le vil faire bon marché des moyens, les estimant légitimes autant qu'ils pouvaient être utiles. Soucieux avant tout d'occuper et de remplir sa vie,

Page 1