ACTE I
ne me trompent jamais... Oui, Je unifier dliomme'à bonnes fortunes est misérab’e, je me le dis souvent, je n’attends que malheur de cette vie, et cependant, je ta poursuis toujours* Et ce soir, sans amour peut-être, ma s avec la ferme volonté de réussir, j’irai chez ma hcl'e vicomtesse, et demain... demain... j’inscrirai ses initiales sur mon agenda.
pE SIVRY, reprenaut son agenda.
gt moi aussi, demain, je veux...
DE BRÉVAL, lui arrêtant U main. i ■ ....
N’en fais rien, crois-moi, prends au sérieux la parole dite légèrement par toi, tout à l'heure, ronouce.
Et toi?
DE BRÉVAL
Moi?... il est trop tard!... (Regardant le balcon.) Cette femme, tout Paris sait que depuis six mois je lui fais une cour assidue, et qu’elle me dédaigne.
DK SIVRY. ' •
Je fe comprends C’est de lü que vient ta grande passion,
l’obstacle, l’impossible Comme moi!...
DE BRÉ.VAL
Toi!... c’est bien différent Tu es au début d’une aven-
ture, et moi je touche au dénoûment.
DE SIVRY
Qui sait?
DE BRÉVAL, pnnssant un cri étouffé eo regardant du cité d» balcon.
Ah! j'en suis sûr à présent.
DE SIVRY
Comment?
DE BRÉVAL
Ce volet qu’elle vient d'entrouvrir.
DE SIVRY
Eh bien?
DE BRÉVAL
Cela m’annonce...
Quoi donc?
DE BRÉVAL
Cela m’annonce que le m iri vient de partir... tandis que toi, le frère et le prétendu sont toujours là.
DE SIVRY
C’est vrai, c'est vrai, toujours! ..
DE BRÉVAL
Crois-moi, de Sivry, il est temps encore, suis mes conseils et nôn pas mon exemple... Adieu !...
(il tort par le fond.)