‹ Frere et soeur drame en cinq actesChapitre 58 sur 94 · ROBERT, OLYMPE · texte numérisé non relu

ROBERT, OLYMPE

ROBERT

Encore une fois déçu! à qui m’adresser maintenant?

OLYMPE

11 achète la petite maison : décidément, c’est un marquis d’aujourd’hui digne d’être un marquis d’autrefois, (s’approchant do lui.) A quoi rêvez-vous, monsieur de Verrières?

Vous vous, mademoiselle ! enchanté de vous revoir, je vous attendais.

olympe. ’ ,

Vrai?

v " ROBERT.

Vous m’intéressez...

OLYMPE

Moi, à quel titre?... Vous me connaissez à peine.

ROBERT

Si fait.. . je vous connais assez pour vous raconter toute votre vie.

Depuis quand ?

OLYMPE

ROBERT

Depuis que vous riez toujours, depuis que vous avez cessé d'être heureuse.

Ah! c’est depuis longtemps, alors?

ROBERT

Écoutez plutôt ce qui vous est arrivé...

, OLYMPE

J’écoute.

ROBERT

Vous étiez autrefois une heureuse et bonne tille, à... le pays n’y fait rien...

OLYMPE

A Douai.

RORERT. '

A Douai, soit... un jeune homme, monsieur... le nom n'y fait rien...

OLYMPE

Julien Louvain...

ROBERT

Julien Louvain, soit, fit le semblant de vous aimer, est vous promit le mariage...

OLYMPE

Affreux Julien !

ROBERT

L'afïreux Julien ne vous épousa pas...

OLYMPE

Vous êtes sorcier...

Il vous donna un dernier rendez-vous. . .

• OLYMPE

Et il ne vint pas...

ROBERT

* Alors, ma chère enfant, il vous était impossible de rester plus longtemps dans une ville de province. Trop de voisins médisants connaissaient votre aventure.

OLYMPE

Et surtout trop de voisines.

ROBERT

Un jour vous prîtes le chemin de fer et vous vîntes à Paris, ville qu’on appelle à Douai comme partout...

OLYMPE

Le paradis des femmes...

ROBERT. '

Vous étiez pauvre en monnaie courante, mais vous apportiez avec vous trois trésors qui appartiennent h la haute industrie parisienne: la jeunesse, l’esprit et la beauté... Il fallait vivre, condition inexorable qu’on doit remplir.

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