‹ Frere et soeur drame en cinq actesChapitre 67 sur 94 · ROBERT, ADRIEN · texte numérisé non relu

ROBERT, ADRIEN

ADRIEN

Vous!... C’est donc bien vous, monsieurale SnUawze. Je ne

FRÈRE ET SQEUR.

voulais pas le croire; hier, sous voire étrange costume, j’avais cru pourtant vous reconnaître dev ant le Café-de-Paris... J’ai demandé qui vous étiez... Le maïquisde Verrières, m’a-t-on dit... le nouvel acquéreur de cette petite maison de la rue Cassette!... Hésitant et iucertain, je suis vcnu...^(n s’approciie.j Et je n’en puis douter à présent !... C’est bien vous-même, mon compatriote, et dans un meilleiu - temps, mon ami, Robert, comte de Sullauze.

ROBERT

Oui, c’cst moi, monsieur le baron !... Qui vous a porté à me poursuivie jusqu’ici? Que me voulez- vous?...

ADRIEN

D’abord, monsieur le comte, veuillez répondre à cette seule question... Est-ede mariée?

ROBERT

Mariée? non.

ADRIEN

Pardon, Blanche/ pardon, j’ai douté de toi; je t’ai comptée au nombre de celles qui changent. Pai donne-moi , j’ai tant souffert... Mais que pouvais-je supposer?... Le lendemain même du jour où vous m'avez refusé su main, après me l’avoir si longtemps promise, j’ai voulu vous faire retracter cet arrêt impitoyab.e, je suis retourné à votre villa... je n’ai trouvé qu une maison désirle... inhabitée... ni maîtres ni gens... personne pour me donner de vos nouvelles!... Que pouvais-je imaginer?... 11 y a trois mois de cela, et, depuis trois mois, comprenez-vous tout ce que je souffre? Jours de lièvre, nuits d’insomnie... le désespoir dans chaque minute de ma vie et dans chaque battement de mon cœur!... Je l’ai connu ce degré de souffrance qui fait demander un soulagement redoutable et impie à une balle de plomb!

ROBERT

Malheureux !

ADRIEN

Oui... j’étais résolu à mourir, loisque je reçus de vous celte lettie mystérieuse qui me disait : « Vivez, Adrien, car vous aurez petu-etre à me venger... mais, en attendant, n’ouvrez le billet joint à cette lettie que si vous apprenez que je suis tué en duel...» (Tirant un billet.) Le voilà, ce billet.. .que nnlerme-t-il? Ce duel, pourquoi supposer qu’il aura jamais lieu? El puis, faut-il donc cette conoition teriible pour que vous me donniez, à moi, toute votre confiance?... me faut-il attendre votre mort pour recouvrer seulement à titre d’héritage ce nom de votre ami dont j’étais si lier autrefois? Ah! si ce nom ne fut pas une .vaine paroie dans votre booche, monsieur... ce billet, ne me perinettez-vous pas de l’ouvrir en votre présence?

ROBERT

Lisez donc, Adçien, lisez !

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