UNE NOCE AU CADRAN BLEU. — LA FAMILLE MURVILLE
Il est minuit; d'où partent donc ces cris de joie, ces éclats, ces brouhahas , cette musique , ces chants , ce tapage?.. . Arrêtez-vous un moment sur le boulevart, devant le Cadran-Bleu ; faites commeces bonnes gens qui assistent à toutes les noces, à tous les banquets qui se font chez les restaurateurs du boulevart du Temple, en se promenant devant les fenêtres et sur la chaussée, et qui jouissent agréablement de la perspective d'u nechaine anglaise, d'une valse ou d'une crème au chocolat , au risque cependant de se faire coudoyer par les passants, éclabousser par les voitures et insulter par les cochers.
Mais à minuit , les flâneurs , les badauds ou les musards (comme il vous plaira de les nommer), sont rentrés chez eux; il ne reste plus, devant la porte du Cadran- Beu, que les fiacres ou les remises, suivant le plus ou moins d'importance que veulent se donner les conviés. C'est pourtant à cette heure que le tableau devient plus
piquant, plus varié, plus animé; car c'est alors que l'on commence à faire connaissance.
Enfin, me direz-vous, quel est donc le motif de cette réunion au Cadran-Bleu? Est-ce une fête, un anniversaire, un repas de corps ? mieux que tout cela : c'est une noce.
Une noce!... que ce mot inspire de réflexions! Qu'il fait naître de pensées, d'espérances et de souvenirs! comme il fait battre le cœur de la jeune fille qui soupire après le moment où elle sera l'héroïne de ce grand jour, où elle portera ce joli bouquet blanc, ce chapeau de fleur d'oranger, symbole de la pudeur, de la virginité, et qui malheureusement a menti à plus d'un époux qui ne s'en est pas vanté , et pour cause. Mais comme l'aspect de celte cérémonie attriste cette jeune femme, mariée seulement depuis peu d'années, et qui déjà ne connaît plus le bonheur que par souvenirs ! elle tremble sur le sort de la pauvre petite qui s'engage ! elle se souvient du jour de son hymen , de l'empressement , de l'ardeur de son mari ; elle compare ce jour à tous ceux qui l'ont suivi , et sait la confiance que l'on doit avoir dans les serments des hommes.
Mais laissons ces réflexions. Entrons au Cadran-Bleu , faisons connaissance avec les principaux personnages de cette réunion , que probablement nous aurons occasion de revoir dans le cours de cette histoire , à moins cependant que ce chapitre ne tienne nullement à notre action , ce qui serait encore possible; on en lit beaucoup comme cela.
Commençons par les nouveaux époux :
Edouard Murville a vingt-cinq ans : il est d'une taille moyenne , mais bien prise; sa figure est agréable, sa voix douce, ses manières distinguées. Il a des talents de société,
joue passablement du violon , chante avec goût , danse avec grâce ; il s'énonce bien , il a l'usage du monde , sait entrer et sortir d'un salon ; ce qui, soit dit en passant, n'est pas aussi facile que vous pourriez le croire. Et quoi ! entends-je dire à mon lecteur, cet homme-là croit-il donc que nous ne savons pas marcher, saluer et nous présenter avec grâce? A Dieu ne plaise que je porte un jugement pareil sur le peuple qui danse le mieux ! mais en tout il y a des nuances. C'est de ces nuances que je tire mes observations. Une femme fortspirituelle, mais un peu caustique, près de laquelle j'étais assis dernièrement, dans le salon d'un financier, me faisait part de ces remarques qui, en général , se sont trouvées justes.
« Tenez , » me disait-elle , « examinez avec moi les « personnes qui entreront dons ce salon ; je gage deviner « leur caractère, leur humeur, par la manière dont elles « se présenteront. Voyez cette grande dame qui traverse « l'assemblée sans daigner l'honorer d'un signe de tête. « La voilà qui s'assied devant la cheminée , pose ses pieds « sur le garde-feu , et s'établit à la meilleure place , sans « regarder si elle peut gêner les personnes assises derrière «elle. Que pensez-vous de cette femme-là ? — Qu'elle a « des prétentions et veut mettre sa grande toilette en évi- « dence. — Ce n'est pas tout, ajoutez que c'est une sotte. « Une femme d'esprit a mille moyens de se faire remar- « quer sans se donner des airs ridicules; et lorsqu'elle a « la prétention de briller, elle sait au moins s'y prendre «avec plus d'art, et ne regarde pas avec dédain les « personnes mises à l'ancienne mode, ou dont la toilette « est un peu négligée. Eh mais! quel bruit dans l'anti- « chambre?... Est-ce un virtuose qui arrive? Est ce un « cabaret renversé?... Le maître de la maison y court... « Nous allons savoir ce que c'est. Ah!... je reconnais
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« cette voix. C'est monsieur J... Tenez, écoutez, vous « pouvez aisément l'entendre d'ici.
« Ah ! mon cher ami !... je suis désespéré d'arriver si « tard!... d'honneur, je suis confus!... Je ne sais si je « dois entrer ! ... Je suis fait comme un voleur ! ... Je veux « me cacher dans un coin ! . . .
« Eh bien » ( me dit ma voisine ) , « que pensez-vous « de ce monsieur qui ne veut pas être vu, et qui crie de <• manière à faire tourner toutes les têtes du salon... Ah ! « il se décide cependant. »
Je m'attendais à voir un jeune étourdi ; je vis paraître un homme de quarante à cinquante ans, à perruque blonde, se dandinant et saluant à droite et à gauche, en souriant presque agréablement.
« Quel est donc ce monsieur, dis-je à ma voisine. — « Monsieur J... est l'homme universel, il connaît tout « Paris , est de tous les cercles et surtout de ceux où l'on « fait de la musique. Il joue de trois ou quatre instru- « ments. Pas un concert d'amateurs dont il ne fasse par- « tie ; mais aussi pas un artiste qui ne le connaisse. Vous « avez dû jugeu, par son entrée dans ce salon , que son « bonheur est de faire sensation ; je n'en tire pas un au- « gure très favorable pour ses talents; car, vous le savez, « le mérite n'a pas pour habitude de chercher le grand «jour! La médiocrité, au contraire, fait beaucoup de « bruit, se met en avant, veut tout envahir, et parvient « toujours à éblouir les sots.
« Mais j'aperçois une nouvelle figure : c'est un jeune « homme, celui-ci du moins n'a pas fait de bruit, il est « entré si doucement qu'à peine si on l'a entendu... il « salue à moitié... il reste contre la porte... il se glisse le « long du mur et attrape enfin une chaise sur laquelle « il se place bien vite, et d'où je vous réponds qu'il ne
« bougera pas de la soirée!... Pauvre garçon!... il est « encore bien gauche!... il tourne la bouche... cligne des « yeux, ne sait que faire de ses mains. Je gagerais qu'il « croit que toutes les femmes le regardent et s'occupent « de lui. En général, j'ai remarqué que la timidité, la « gaucherie même, proviennent souvent d'un excès de « prétention; la crainte de paraître ridicule, ou de ne point « avoir l'air assez séduisant, donne au maintien cet em- « barras, à la iigure cette expression comique ; pour vous « en convaincre , examinez au théâtre quelques jeunes « premiers , qui ne sont pas mal, et qui joueraient peut- « être bien s'ils n'étaient point uniquement occupés de « leur coiffure , de leur cravate, de leur pose , et de l'effet « que leur figure doit faire dans la salle. »
Ma voisine continua ses observations; et moi, lecteur, je vous les communiquerais volontiers, si je ne commençais à m 'apercevoir que ce n'est pas pour m'entendre causer avec elle, mais pour connaître les aventures de Frère Jacques, que vous avez ouvert ce volume; mille pardons de vous avoir promené chez un financier. Je retourne au Cadran-Bleu.
Vous savez maintenant que l'on y célèbre la noce d'Edouard Murville, que le marié a vingt-cinq ans et une jolie tournure. Mais vous ne connaissez pas encore sa femme; je vais me hâter de réparer cet oubli ; car elle est belle , douce , aimable et sage ; on ne saurait trop tôt faire sa connaissance.
Adeline Germeuil a dix-huit ans, et tout ce qui séduit d'abord et attache ensuite : de beaux yeux, de belles dents, de la grâce, de la fraîcheur, de l'esprit sans méchanceté , de la gaité sans coquetterie, de la grâce sans apprêts , de la modestie sans timidité. Elle sait qu'elle est bien , et ne croit pas pour cela que tous les hommes doi-
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vent lui rendre hommage; elle aime les plaisirs, mais n'en fait pas son unique occupation ! Enfin c'est une femme comme... il est bien agréable d'en rencontrer; surtout lorsqu'on est garçon.
Adeline chérit Edouard, qu'elle a préféré à plusieurs partis beaucoup plus avantageux ; car Edouard n'a pour fortune que la place qu'il occupe dans une administration , tandis qu'Adeline a environ quinze mille livres de rente ; mais mademoiselle Germeuil n'a point d'ambition , elle place le bonheur dans les jouissances de l'âme et non dans le plus ou moins de fortune. D'ailleurs , avec quinze mille livres de rente on peut vivre sans privations , surtout lorsqu'on est l'épouse d'un homme qui a de l'ordre et sait tenir sa maison. Or, Murville doit être cet homme- la , il doit avoir toutes les qualités : il plaît.
Mademoiselle Germeuil n'avait plus que sa mère , femme respectable, qui adorait sa fille et ne voulait point contrarier son inclination. Cependant elle devait veiller au bonheur futur d' Adeline ; aussi , dès qu'elle s'aperçut de l'amour que ressentait sa fille pour Edouard Murville, elle se hâta de prendre des informations sur la moralité du jeune homme et sur sa famille.
Elle sut qu'il était né de parents aisés, que son père avait suivi avec honneur la carrière du barreau , mais que quelques banqueroutes avaient réduit la famille Mur- \ i lie au strict nécessaire. Edouard et Jacques étaient les seuls enfants de M. Murville. Jacques était plus jeune qu'Edouard , d'un an seulement; mais madame Murville n'avait pas partagé également sa tendresse eutre ses deux fils; Edouard était le préféré. Une circonstance , bien frivole en apparence , avait influe sur les sentiments de madame Murville ; elle avait peu d'esprit et beaucoup de vanité , elle devait donc tenir à toutes "tes petitesses , à
toutes les puérilités , qui sont d'un si grand poids dans la société. Lorsqu'elle devint enceinte pour la première fois, elle mit son esprit à la torture pour savoir quel nom elle devait donner à son enfant. Il fallait trouver un nom qui fût à la fois gracieux, doux et distingué ; après de longs débats et de profondes réflexions, elle s arrêta à Edouard pour un garçon , ou à Célénie pour une fille , M. Murville l'ayant laissée entièrement maîtresse à ce sujet.
Le premier né fut un garçon ; il reçut donc le nom d'Edouard, et eut toute la tendresse de sa mère. Lorsqu'elle devint enceinte de nouveau, elle ne douta pas un instant que ce ne fût une jolie petite Célénie qu'elle allait mettre au monde; la naissance d'une fille eût comb'é ses vœux!... et après de longues souffrances, elle mit au monde un gros garçon.
On conçoit que celui-ci ne fut pas aussi bien reçu que le premier. D'ailleurs on ne comptait nullement sur un garçon , et on n'avait pas décidé quel nom il porterait. Mais cette fois les délibérations prises à cet égard auraient été superflues, car M. Murville annonça à sa femme qu*il avait un ami qui désirait être parrain de son fils. Cet ami était fort riche, on lui avait quelques obligations , on ne pouvait le refuser pour parrain. Il tint donc l'enfant, et, au grand scandale de madame Murville, lui donna le nom de Jacques.
En effet , quoique Jacques soit un nom comme un autre , il n'est pas très harmonieux ; et il blessa l'oreille délicate de madame Murville, qui soutint que c'était un nom de laquais , de savoyard , de commissionnaire , et qu'il était honteux d'appeler son fils ainsi.
En vain son mari essayait de lui faire entendre raison , et lui citait à chaque instant l'histoire d'Ecosse , où l'on
voit sur le troue beaucoup de Jacques. Madame Murville ne put jamais prononcer ce nom qu'en soupirant.
Il n'y eut cependant pas moyen de le changer, car le parrain qui , comme de raison , s'appelait Jacques aussi , et venait souvent voir son filleul , eût été très choqué de l'entendre nommer autrement.
Le petit bonhomme resta donc Jacques, au grand chagrin de madame Murville. Quant à Edouard, soit malice de sa part, soit qu'il trouvât le nom plaisant, il appelait frère Jacques à chaque instant de la journée; et lorsqu'il avait fait quelque sottise, c'était aussi sur le dos de frère Jacques qu'il la mettait.
Les deux frères étaient fort opposés de caractère : Edouard, tranquille, sage, complaisant, passait volontiers sa journée assis près de sa mère: Jacques , bruyant, tapageur, emporté , ne pouvait rester en place, et n'était nulle part sans mettre tout sens dessus dessous.
Edouard apprit facilement ce qu'on lui enseigna; Jacques jetait au feu ses livres et ses plumes pour se faire un cerceau ou un sabre de bois.
Enfin, à seize ans, Edouard allait en société avec ses parents ; il savait déjà écouter une conversation et sourire agréablement à une jolie dame.
A quinze ans, Jacques quitta le toit paternel , il disparut sans laisser aucun écrit , aucun indice qui pût faire découvrir ses projets et le but de son voyage. On fit toutes les perquisitions, toutes les recherches possibles; on mit son signalement dans les journaux , on ne sut point ce qu'il était devenu : on attendit de ses nouvelles ; il n'en donna pas.
M. Murville eut beaucoup de chagrin de la fuite de ce jeune écervelé; madame Murville elle-même sentit qu'elle était mère, et que l'on pouvait s'appeler Jacques
et être son fils; elle se repentit d'une injuste prévention , elle se la reprocha, mais il n'était plus temps ! Le malheureux nom avait fait son effet!... Il avait fermé à Jacques le cœur de sa mère , il lui avait attiré les railleries de son frère; et peut-être toutes ces causes réunies avaient poussé le jeune homme loin de la demeure de ses parents. Que sait-on !... Il y a tant de ricochets dans la vie ! « J'ai attrapé dernièrement la rougeole, » me disait hier un jeune homme, « parce que le cordonnier d'une « dame de mes amies a cassé ses lunettes. — Quel rap- « port , » lui dis-je , « entre votre rougeole et les lunettes «d'un cordonnier?... — Le voilà, mon cher : cette « dame m'avait donné parole pour faire de la musique , « le soir, chez une de nos connaissances. Mais le matin, « elle attend de jolis souliers cerise , pour mettre avec « une parure de cette couleur; le cordonnier a cassé ses « lunettes , le jour où il lui a pris mesure; il lui apporte « des souliers charmants , mais trop petits. On ne résiste « cependant pas au désir de les essayer; ils gênent beau- « coup ; mais en marchant , le cordonnier assure qu'ils « se feront. Les dames tiennent extrêmement à faire « petit pied. Celle-ci sortit en boitant un peu ; arrivée sur « le boulevart , et en présence de quelques personnes de « connaissance , on ne veut pas avoir l'air de boiter; on « s'efforce pour marcher légèrement; mais le pied s'é- « chauffe , se gonfle ; on souffre horriblement , et on est « forcé de rentrer chez soi. Arrivé là, on jette de côté « les maudits souliers; on examine les pieds, ils sont « blessés , malades : pas moyen de sortir de huit jours. « Moi, qui ne sais rien de cela, je vais à notre rendez- « vous , comptant employer ma soirée à faire de la mu- « sique. Je ne trouve pas cette dame ; la maîtresse de la « maison est seule , clic est fort aimable ; mais elle a qua-
« rante ans. Je trouve le temps long; je m'impatiente ; « et , après une heure d'attente vaine , je sors , ne sachant « pas encore où je porterai mes pas. J'arrive devant un « spectacle ; j'entre machinalement , et seulement pour « tuer le temps , car je sais les pièces par cœur. J'aper- « cois un joli minois , je m'en approche par habitude ; «j'adresse quelques mots, on me répond; on paraît « aimer à causer , et moi , je suis bien aise de trouver « une occasion de me distraire. Enfin le spectacle finit , « et j'offre mon bras à ma jolie causeuse ; après s'être dé- « fendue un peu, elle accepte; je reconduis ma belle « conquête , et je ne la quitte qu'après avoir obtenu la « permission d'aller lui faire ma cour. Je ne manque pas « de me rendre chez elle le lendemain. Bref, je deviens « bientôt ami intime ; et dans une de mes visites , je « gagne la rougeole , que cette dame avait sans que «je m'en doutasse. Vous le voyez, si le cordonnier « n'avait pas cassé ses lunettes, tout cela ne serait pas « arrivé. «
Mon jeune homme avait raison : les plus grands événements ont souvent eu pour cause les distractions les plus simples , les circonstances les plus frivoles. Quant à mon héros, nul doute que son nom de baptême n'ait influé sur toute sa destinée. Que de gens ont dû à l'éclat d'un nom fameux , que leur ont transmis leurs ancêtres , une considération que l'on n'aurait point accordée à leur personne ! Heureux celui qui sait illustrer le sien et le transmettre avec gloire à la postérité!... Mais, plus heureux peut-être celui qui vit ignoré , et dont le nom n'excitera jamais ni la haine , ni l'envie !
Or donc, vous connaissez la famille Murville; il me reste à vous apprendre la mort du \ ère et de la mère d'Edouard : les deux époux se suivirent de près au tom-
beau , ils emportèrent le regret de ne point savoir ce que leur fils Jacques était devenu , et ils chargèrent Edouard de lui pardonner, de leur part , son escapade, si jamais il venait à le retrouver.
Edouard resta maître de ses actions. Il avait vingtdeux ans et une place de deux mille francs ; il pouvait vivre avec décence, en se conduisant bien. Il aimait les plaisirs ; mais la société, la musique , les spectacles, lui en offraient de peu coûteux ; il ne songeait point à jouer. Il courtisait les belles ; mais il n'était point mal , et n'avait point à se plaindre de leurs rigueurs. Il se laissait facilement, entraîner et n'avait pas assez de caractère; mais heureusement pour lui il ne s'était pas lié avec de mauvais sujets. Eniin, on ne pouvait point le citer pour un modèle à suivre ; mais il n'annonçait pas non plus de grands défauts.
Madame Germeuil se décida donc facilement à donner son Adeline à Edouard Murville. « Ce jeune homme ren- « drama fdle heureuse, » se dit-elle, « il n'a pas beau- « coup de caractère... Eh bien 1 ma chère enfant sera la « maitresse, et les ménages où les femmes commandent « sont souvent les mieux conduits. »
C'est pour cela que nous avons maintenant une noce au Cadran -Bleu.