SCÈNE IV
Les M*«es. TRANQUILLE, LA DUCHESSE.
tranquille, ri la Duchesse. Je vais m'adresser à ee jeune homme. (Il descend le sentier.) Pardon, messire, c'est pour faire boire notre âne. J’ai bien vu là, dans l’enclos, un abreuvoir ; mais... c'est une auberge où l'on paye... pourries -vous ma dire s'il y aurait un moyen ? cette pauvre bâte a grand soif!
* iean-lx-dlo.no. Vous venez donc de bien loin, l’ami ?
tranqi tu.E. Oui, nous venons de bien loin... moi, à pied, parce que je suis vigoureux. Oh I je suis solide, moi, et ma compagne, sur le pauvre Chariot, une digne bête, et patiente ! et sobre surtout!.. . Nous allons comme eda de bourgade en bourgade; ma compannechantc des complaintes que je compose dans ma tète, et quelquefois les paysans nous donnent le pain de la journée.,.
jrim-le-blond. Quelquefois?... Pauvres gens!
je ne sais pourquoi, mais vous me rappelez les estampes où l'on voit la Sainte-Famille cheminer vers le pays d'Egypte. Il ne manque que l'enfant.
TlUHQUil le, gui a entendu les derniers mots. Mais l'enfant manque bien, mon jeune maître, oh! il manque bien.
jkan- lx-blond, remontant. Bonne femme, donnez-moi le licou de votre Chariot.
tv wcmwr., qui est descendue. Merci, jeune homme. [Tous les trois sont dans le fond.1
I HIPAtlLR, mr te devant, réfléchissant ; pendant | u'il parle, Jean-le-Blond a pris V dîne par la ride et est rentré à gauche, «un de Tranquille et de Ut Duchesse', ceux-ci reparaisssent bientôt. Les voici, ne 1rs perdons pas de vue; mais évitons les reconnaissances et les explications. . (// sort par la droite.)