SCÈNE PREMIÈRE
LA DUCHESSE, JEAN-LE BLOND, puù BLAN- CHE. est couché sur un fauteuil,
avec un tabouret tous les pieds qui lui permet de , t'allonger. La lluehesse eu auprès de lut et rattache les linges qui lui entourent le bras. A travers les barreaux, on voit passer un soldat qui fait faction tur la terrasse; ensuite la Pavot.) la duchesse, à part. Comme elle tarde! Peutêtre a-t-elle vu Graville! peut-être que se» larmes...
jban-le-elond. Cette blrssuren’esl rien, mère... Ah! s’ils m’avaient seulement laissé mon épée!
la duchesse. Seul contre tous!... j'aime mieux le voir sans armes! .. La voici! [Blanche entre toute pâle.) Qu'as- lu appris? l/as-tu vu?... BLANlMB. Non!
la oocatssB. Parle!
blanche. Que Dieu ait pitié de nous! Ce n'est plus Graville qui commande ici, c'est le Florentin. la duchesse. L'ne révolte!
blanche. Quelque chose d'borribleet d'étrange, ma mère... Quand j'ai parlé de Graville, un éclat de rire sinistre m'a répondu... !>ei soldats ivres criaient: Vive Tarclnn! vive le nouv>Mu comte de la Marche ! El j'ai vu passer comme un spectre, Taichin, la tête enveloppée de linges aangianti, le visage livide, la marchechancclante, l'œd en délire, et les épaules couvertes du manteau de comte, qu'OIivter de Graville portail encore hier.
la ddchb'se. Ce n'est plus le lion qui nous garde, c'est le tigre!...
la pavot, en dehors, au soldat. Allons 1 vous n’allez peut-être pas vous étrangler pour boire plus vile, mon garçon.
le soi dat, un gobelet à la main. La consigne est sévère! \la Pavot passe derrière lui et vient s'appuyer aux barreaux.)
blanche. Parlez.' parlez !... Encore rien du côté des Tournellcs?. . .
la pavot. Rien... rien encore... pauvre Tranquille, qu'est il devenu?
i.a soldat. Voici voire gobelet vide, le mère, au large I
la pavot, ou soldat. C'est boa! c'est bon!
( Vite et bas.) Demandez à boire pour le blessé, Mirette léchera d'entrer. [Elle duporait.) la duchesse, absorbée. Tarchm ! Tarchin !
blan<hk. gui est resté * au fond, a parlé d l’homme d'armes. Voici Mirette.