SCÈNE IV
Lu MP.hk, TARCHIN, SOID.TJ la DUcutasE. Mon Dieu, nos à me* sont dans vos mains t
tarchir, soutenu nar deux homme s d'armes.
Il est pâle et semble frappé de vertige, il porte le manteau de Gravide. J'nt voulu Être comte de la Marche!... Regardez a celle fenêtre, vous saurez ce que j’ai fait de Graville.. . je l’ai fait pendre aux créneaux de se* tours... (Niant.) Il me gênait!... la nocnr.ssK. 11 meurt dans un délire horrible I tarcuin, aux soldais. Pourquoi me soutenezvous?.. (Montrant Tranquille. Parce que celui-là m a égratigné le front... ah! ah! ah! vous m'avez cru mort, je parie? Non, je veux vivre, cl je veux êtrcdur de Nemours., .etiln'y a plus que le damné petit d' Armagnac qui me gêne! Place! (/( s'approche du fauteuil .) Es-tu là, mon petit Jean? jean lu-brun. Non, bandit... c’est un autre]... tarchin . Par où s’esl-il sauvé?... De* gardes aux portes!... cette fenêtre ouvre à pic sur les fossés... Toutes les issues gardées !...
i. % duchés* R, d part, elle chancelle. Oh ! des forces ! des forces!...
taRCIIin. Tranquille... approche ici, toi! (Lui montrant sa tête enveloppée de linges sanglants. j C'est toi qui a* fait cela... aussi je te liais!... C’est toi qui as fait évader le louveteau, comme tu le fis déjà, il y a quinze ans... je te hais! je te hais!... Tu va* me direuù il est.
tranquille. Messire l'Italien, je vou* avertis que vous pouvez arracher mes muscles, broyer mes os, déchirer mes chairs... mais j© vous délie de me faire parler.
TARCHIN. La torture?... j'en connais une qui ne s’attaquera pas à tes chairs, mais à ton àrae... Non, non, je ne dresserai point ici les chevalets de la question... j'ai mieux que cela! Voilà deux braves enfants, ee jeune homme et celte jeune fille... ils ne savent, ni l'un ni l’autre, l'histoire de leur naissance... mais a l'àge qu’ils ont, on conserve un vague souvenir de la cinquième année... Messire Jean, vous aviez une sœur... madame Blanche, vous aviez un frère... Regardezvous donc bien en face tous les deux!
jean et blanche. Serait-Il possible !
la duchesse. Que veut-il aire ?...
TAlicniN. Jean, votre sœur s’appelait Marie... tranquille, tressaillant faiblement. Marie!... tarchin. Blanche, votre frère avait non Andéol. tranquill*. reculant. Andéol! ..
la duchesse, épouvantée. Ses enfants !...
tarchin. Et maintenant regardez bien cet homme, et vous aurez un autte souvenir!
tranquille, éperdu. N on ! non I il menti il ment !...
tarchin. Tu crois déjà !...
tu v nouille. Non, non, je ne crois pas!
tarcuin. Tu crois, te dis-je?... Et voici le fer ronge que j’ai inventé pour t'ouvrir la bouche. (Montrant les soldats qui sont au fond en dehors.} Ces soldat» rebelles comme moi, n’ont plus d'espoir qu'en moi; quand je leur dirai de tuer, ils tueront... Eh bien, si dans un quart d'heure tu ne m ai pas dit la retraite de Jean d'Armagnac.. (monimnJ HUinrhe et Jean) c'est In vie de ceux la que je prendrai... (Repoussai*» les soldats.) Laissez doue! Je ne veux pas qu’on me soutienne ! (Il sort.)