‹ Fressin; histoire, archéologie, statistiqueChapitre 102 sur 136 · C. Waulle · texte numérisé non relu

C. Waulle

D. Branquarl, 151 ; de Saint-Aîgnan, 148 ; R. VioUette, 147 ; Joseph Glaçon, 131 ; Emile Pinot, 107.

Le 20 mai, M. Viollette fut élu maire et M. Aniiequin élu adjoint, tous deux par 9 voix sur 10 votants.

En juin 1888, M. Branquart et iVI. Honoré Hruchet sont nommés délégués du Conseil municipal au Bureau de bienfaisance, par 7 voix sur 7 votants.

Le mois suivant, le Préfet invitait ces messieurs à créer une école publique de filles. On sait que les soeurs, tout étant chez elles et ne demandant aucun subside à la Commune, sont obligées de recevoir gratuitement quarante filles pauvres d^*Fressin, et qu'elle ne refusent personne pour question d'argent.

En novembre 1888, du consentement du Conseil municipal, le hameau de l'Hermitage fut détaché du bureau de poste d'Auchy et desservi par le facteur de Fruges.

Dansl'intérêt de lasécurité publique, Fressin protesta, en juin 1890, contre le projet de création d'un champ de tir dans la forêt domaniale d'Hesdin.

Le 30 novembre 1890, M. Viollette et M. Waulle furent délégués à l'élection sénatoriale, le premier par 9 voix, le second par 6 voix sur onze. M. Annequin n'est plus candidat, étant électeur de droit en sa qualité de conseiller d'arrondissement.

Le 17 janvier 189 1, on sollicite l'autorisation défaire une vente d'arbres, et d'attribuer le produit de

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cette vente, un tiers aux chemins, un tiers à la replantation, un tiers à la réparation de la flèche du clocher.

En décembre, on décide qu'on louera une seconde fois le bâtiment de l'ancienne école, aux mêmes conditions que neuf ans précédemment, pour le nouveau bail commencer à la mi-mars 1892.

Le 10 avril 1892, le Conseil était appelé à élire deux délégués pour une élection sénatoriale. M. Viollctte fut élu au premiertoùr par 10 voix sur 11 votants; M. Denoyelle, Augustin, fut élu au second tour avec 7 voix.

Les bulletins imprimés qui furent distribués pour l'élection du i" mai 1892, portaient, par ordre alphabétique, les noms des onze conseillers sortants , ne proposant personne pour le douzième siège. Sur 222 électeurs inscrits, 189 vinrent voter.

Le résultat fut complet dès le premier tour. Les élus furent :

MM. Annequin, avec 179 voix; Augustin Denoyelle, 178 ; Honoré Bruchct, 176 ; Joseph Grandel, 172 ; Le docteur Desmons, 171 ; Alexis Legay, 170.

Raphaël Viollette, ié6; Ch. Waulle, 166.

Alf, de Saint- Aignan, 158 ; Joseph Glaçon. 152 ; Dieudonné Branquart, 136 ; Louis Maillot, 124.

Les élections municipales sont souvent les plus intéressantes pour l'observateur impartial et indépendant, à cause de l'agitation qu'elles soulèvent et des întri-

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gués qu'elles font naître. Dans les villes ou les grandes communes, quand la question se pose entre l'école chrétienne et l'école sans Dieu, entre la liberté des processions ou la réclusion sans intermittence du Christ dans le tabernacle, le prêtre, si ami qu'il soit du repos, doit prendre part à la lutte. La situation est toute différente dans la plupart de nos campagnes. Le pasteur n'a point à se mêler de questions de voirie ; témoin désintéressé de combinaisons inspirées le plus souvent par des rivalités de famille ou de quartier, parfois même par le courant politique en faveur cette annéelà, il doit se souvenir que les individualités en présence appartiennent toutes àsa famille spirituelle, et, puisqu'il faut voter, il déposera son bulletin discrètement, n'en devant compte qu'à Dieu.

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