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eurent plusieurs jours pour aller exprimer par écrit leur adhésion ou leur refus. Nous n'avons pas le résultat de ce plébiscite à Fressin.
Le 10 décembre 1848, lors de l'élection présidentielle, le vote à la commune n'était pas encore en usage.
Toutefois, le canton de Fruges fut divisé en plusieurs sections. Les communes d'Avondance, Fressin, Planques et Sains formèrent la troisième section, qui eut Fressin pour centre. Sur 498 électeurs inscrits, il y eut 404 votants. M, Louis-Bonaparte obtint 349 voix ; le général Cavaignac n*ti\ obtint que 55.
En mars et avril, toute la France eût choisi Lamartine ; en juillet, août, septembre, le général Cavaignac eàt été acclamé comme le. sauveur de la patrie.
Le 10 décembre, il n'avait qu'un million de voix; Louis Bonaparte en réunissait près de six millions. Fressin suivit l'entraînement général.
En cette circonstance, le peuple français fit, selon nous, tout le contraire de ce qu'il voulait faire. La plupart des électeurs crurent assurer l'ordre public. Deux jours avant l'élection, une sorte de courant électrique avait traversé le territoire. On mettait en relief le langage religieux du prince Louis, ses déclarations envers le Saint-Siège, et l'on opposait au général le rôle de son père à la Convention. Le peuple s'y trompa et aussi le clergé. Mais les hommes politiques les plus judicieux et les mieux avisés votèrent pour le général Cavaignac. Celui-là aurait tenu son serment, et nous croyons fort qu'il n'aurait pas livré le pape à l'Italie.
Après le coup d'Etat du 2 décembre 185 1, le scrutin fut ouvert deux jours, le 20 et le 21 décembre, à l'effet de consulter le peuple par Oui et par Non.
289 électeurs de Fressin répondirent Oui, 2 seulement répondirent Nou,
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Le Gouvernement avait d'abord prescrit l'ouverture de Registres comme en 1804. Ces registres devaient être ouverts pendant huit jours, du 14 au 21 décembre.
On fit observer au Président que ce vote par écrit pouvait gêner certains électeurs, et il autorisa le vote secret. Il était, d'ailleurs, bien assuré du résultat. On avait fait croire au peuple que le 2 décembre avait sauvé le pays. Mais le vote et la démarche des électeurs ne prouvent pas qu'ils aient approuvé rillégalité, le parjure et la violence. Voter uon\ après la dissolution de l'Assemblée, c'était voter l'anarchie.
L'année suivante, le 21 novembre 1852, on vota pour le rétablissement de l'Empire. 272 électeurs de Fressin se déclarèrent les partisans de Napoléon IIL Zéro à la colonne des Non.
Enfin, le 8 mai 1870, le même personnage fit encore appel au peuple. Voulez>vous l'Empire avec une constitution plus libérale ? La réponse Non devait signifier que l'on voulait s'en tenir à l'Empire autoritaire, système Rouher; peut-être, en cette hypothèse, eut-on pu voter Oui sans manquer aux principes. Il n'en fut pas ainsi. En dernière analyse, l'Empire, se sentant ébranlé, demandait une nouvelle consécration au suffrage populaire. A Fressin, 224 électeurs répondirent Oui ; un seul répondit Non.
(Jn seul! Que pouvait signifier son vote? Deux choses diamétralement contraires . « Vous êtes l'ordre dans la rue; vous êtes la police, les gendarmes, la répression du brigandage et du vol . vous me gênez : Je ne veux pas de vous. »
Ou bien : < Vous n'êtes ni chair ni poisson ; vous n'êtes ni la monarchie, ni la république ; vous êtes l'usurpation et la violence ; vous avez laissé altérer la loi de liberté du 15 niars 1850; vous avez fait l'unité italienne et sacrifié l'indépendance du Saint-Siège,
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trahissant à la fois les intérêts de l'Église et ceux de la patrie : Je ne puis voter pour vous. >
Et voilà comnaent les contraires arrivent parfois aux mêmes conclusions.
et les elections législatives
Nous n'avons pas pour Fressin le résultat des élections qui eurent lieu le jour de Pâques, 23 avril 1848, pour l'Assemblée Nationale Constituante, ni de celles du 6 février 1871, pour une autre Assemblée Nationale à la suite de la guerre. Ces élections eurent lieu au scrutin de liste et au chef-lieu de canton.
Nous donnerons pourtant ici, pour mémoire, le résultat de ces élections.
En 1848 , le gouvernement provisoire demanda au Pas-de-Calais dix-sept constituants. Il se forma quantité de listes, parmi lesquelles deux seulement furent sérieuses ; La liste du Comité libéral, soutenue à Arras par Le Courrier et La Liberté \ la liste du journal Le Progrès, ou liste avancée, nommée la Liste d^ Aire, Mais il importe de remarquer que les caractères ne se dessinèrent pas toujours bien nettement dès le principe, et surtout que les conservateurs durent se résigner à de grandes concessions.
Les dix-sept représentants furent élus dans l'ordre suivant :