Lantoine-Harduin
Venaient ensuite :
Wartelle de Retz, conservateur .... 124 >
Jourdain, n .... 124 »
Olivier," républicain 107 >
Degeorge, » 105 >
Quoique les électeurs de Fressin aient nommé MM. Thérouanne et Danvin, deux républicains, qui ne furent pas élus par le département, le choix qu'ils avaient fait de M. Lantoine-Harduin était une sérieuse compensation. Il est regrettable que M. Lantoine n*ait pas été porté sur la liste de conciliation.
A l'élection du i" mars 1852 pour le Corps Législatif, M. Wattebled, ancien notaire à Pas, et candidat du Gouvernement, obtint à Fressin 178 voix; M. Cardon de Montigny, candidat de l'opposition catholique et royaliste, en obtint 53 ; M. Degouve de Nuncques, ancien préfet de 1848, et candidat de l'opposition républicaine, 24 voix.
La circonscription comprenait l'arrondissement de deSaint-Pol et les cantons de Fruges et d'Hesdin de celui de Montreuiî. Le département n'avait plus que cinq circonscriptions.
M. Wattebled fut élu.
Le 28 juin 1857, M. Wattebled, toujours candidat du Gouvernement, obtint à Fressin 157 voix. Il obtînt 25.297 suffrages dans la circonscription. Il avait eu deux concurrents : M. de Thièvres qui réunit 902 voix, et M. de Gouves de Nuncques qui en réunit 17S.
Non seulement on votait pourl'Empire et l'Empereur, mais on laissait au contrôlé le choix du contrôleur. Nous
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aurions préféré la nomination directe par le ministère à ce semblant d'élection.
A l'élection du 31 mai 1863, le département eut six circonscriptions; mais elles furent établies d'une manière tout à fait arbitraire.
On sentait un réveil de l'opinion. On réunit le canton de Fruges à la circonscription de Saint-Omer, dans l'intérêt de la candidature officielle de M. Félix de Monnecove,un catholique et un noble rallié à l'Empire, et l'on plaça dans une autre circonscription le canton auquel appartenait le candidat indépendant, M. de Monnecove, bien que ministériel, s'était déclaré pour le pouvoir temporel du pape. Cependant les électeurs émirent un vote politique et courageux. M. Martel fut élu député. Sans se prononcer dans sa profession de foi, il s'était engagé à soutenir les revendications des catholiques.
A Fressin, M. le Sergent de Monnecove obtint 160 voix; M. Martel n'en eut que 73. Mais il n'en fut pas de même dans tout le canton. Nous savons des communes où l'on fut heureux d'envoyer à la Chambre un député indépendant.
Le vote des électeurs de Fressin, en cette conjoncture, montre combien cette commune était alors bonapartiste.
Indépendants, républicains, amis des de Contes, catholiques clairvoyants, royalistes, tous ces hommes réunis ne purent donner la majorité à leur candidat.
A l'élection du 23 mai 1869, les circonscriptions étaient de nouveau remaniées. On en créait six, mais elles ne correspondaient pas exactement aux arrondissements. On avait voulu les rendre moins inégales. A l'arrondissement de Montreuil, qui formait la quatrième, on ajoutait le canton de Samer, que l'on enlevait à Boulogne, et celui du Parcq que l'on séparait de Saint-Pol.
Trois candidats se présentèrent, dont aucun ne se déclara hostile à la dynastie. Cepe'hdant, l'un d'eux, M. Jourdain, député sortant , était soutenu par le gouvernement à l'exclusion des deux autres ; M, de la Fontaine-Solare était préféré par les catholiques à cause de ses promesses en faveur de la liberté de l'enseig^nement supérieur ; le général Tripier, candidat de la ville d'Hesdin, était particulièrement bien vu des républicains. Or, voici comment se partagèrent les voix à Fressin :
M. Jourdain obtint 152 suffrages ;
M. de la Fontaine Solare n'en obtint que 52 ;
Et M. le général Tripier, 17.
Comment expliquer ce vote, si ce n'est en constatant que le peuple est généralement pour le plus fort ? On laissa à M. Martel son arrondissement de Saint-Omer, et le gouvernement ne lui opposa point de candidat.
On vit, dans le Pas-de-Calais, le 6 février 1871, ce que l'on y avait vu le 13 mai 1849, les électeurs nommer tous conservateurs, à l'exclusion des candidats de la Révolution. Les quinze élus distancèrent considérablement leurs adversaires. La représentation du Pas-de-Calais fut une élite, plus encore que la représentation nationale, laquelle ne laissait pas que d'avoir une minorité d'opposition violente.
On alla voter à Fruges ; il ne nous est donc point possible de connaître qu'elle fut la conduite des électeurs de Fressin à cette date. Nous avons lieu de supposer qu'ils réclamèrent, comme ailleurs, -4*appui d'hommes d'ordre et de désintéressement Voici quel en fut le résultat. Les députés sont inscrits selon le nombre de voix qu'ils ont obtenu ; mais nos chiffres ne comprennent point les votes de l'armée.
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Liste Monarchique :