CHAPITRE VI
Fressin en 1892.
En ce dernier chapitre, nous allons donner au lecteur le tableau de la population de Fressin en cette année mil huit cent quatre- vingt douze.
Ce chapitre sera divisé en deux parties.
Dans la première partie, nous parcourrons le village par quartiers et par rues ; dans la deuxième, nous classerons les habitants selon leur état ou leur profession.
On croirait qu'une population agricole, où il n'y a ni industrie, ni commerce, doit être stable, et que les petits enfants doivent loger sous le même toit qui a abrité leurs arrière grands-pères. Il n'en est rien. Fressin nous offrait même, il y a quelques jours, un curieux spectacle que nous voyons se reproduire tous les ans à la même date du t6 mars : des voitures sillonnant nos rues en tous les sens, chargées de pauvres mobiliers qui doivent mutuellement se remplacer.
Depuis notre arrivée ici, le rO mars 1885, il y a telle maison qui a changé cinq fois de locataires^ Le plus souvent, ce sont les ouvriers et les pauvres gens qui font ainsi pérégriner leurs dieux lares. Cependant les belles habitations,celles que Ton appelle chés catianx d* Farcin, ont toutes vu, depuis quarante ans, de nouvelles familles s'y succéder aux familles anciennes.
Les châteaux de Fressin, avons-nous écrit! La vérité c'est qu'il n'y a pas à Fressin de château proprement dit, comme il y en a à Tramecourt, et, sans
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La Commune 617
sortir des communes limitrophes, à Royon, à Torcy, à Bucamps et à Wamin. Le vrai château de Fressin, le château féodal est détruit : on vient en visiter les ruines. Les maisons que le peuple appelle des châteaux par opposition à ses chaumières en torchis, ce sont les sept ou huit maisons construites en maçonnerie et pourvues d'un étage. Ce ne sont que de belles maisons de campagne. Cependant, quand on veut faire une distinction entre toutes ces maisons, on donne plus particulièrement le nom de château à celle que la famille Seillière a achetée aux Bacqueville. non qu'elle soit supérieure aux autres, mais parce que M. le baron y descend quand il vient à Fressin, et que son régisseur l'occupe.
§ 1. — La POPUIiATIOîT
PAB Quartiers et par Eues.
Nous inscrirons à l'actif des familles les membres de ces familles en service au dehors, mais ayant leur ménage à Fressin, ainsi que les enfants en pension ou au régiment; nous ne porterons au domicile de leurs maîtres que les domestiques qui n'ont pas de ménage ailleurs. Nous ne comptons pas les enfants mariés.
La commune est servie par deux routes qui se coupent à angle droit : la route d'Aubin à Ruisseauville et la route de Créquy à Hesdin. Nous suivrons d'abord ces deux routes, auxquelles nous rattacherons les rues qui les rejoignent. Notre point de départ sera, pour la route d'Aubin, l'église de Fressin ; et pour la route de Créquy, son intersection avec la route d'Aubin.
Fhessin
De rÉglise à Wambercouri.
Le Village.
M. Raphaël Viollette, propriétaire.
^me Viollette, née Hélène Loppc.
M™* Loppe.
M. Ernest Loppe.
Ancienne maison de M. Louvet, où le Cardinal de la Tour d'Auvergne est descendu en i8^a. Restaurée par M. Viollette. Très simple au Nord, sur la rue: somptueiue à l'intérieur. Véranda au midi. Serre. Parc.
Joseph Boquet.
Angela Levé, sa femme.
Deux enfants.
Propriété de M. Viollette.
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M™* veuve Thorel, épicièrc,
retière, Deux enfants.
A gauche. Rue du Pont, pour la Brasserie, la Place, la rue d'Enfer, le Crocq abrégeant pour les piétons le chemin vers Auchy, Wamin, Ilesdin. N« 5i.
L'Eglise de Frestin.
La Maison du bon Dieu.
Chapelle de Jésus flagellé appartenant à M. H'aulle
M. Charles WauUe, notaire.
W^^ Waulle, née Sophie Desmoos.
Deux enfants.
Grande maison toute neuve, à étage.
Ancienne maison de M. Michaux. Propriété de M. Waulle
Maison fermée.
Deux demeures sous le même toit.
1° Germanie Bruchet.
2^ Emilie Berthe, veuve Bouret.
Propriété de M. Waulle.
Laurence Dusolon, veuve Vcrdin.
M. Jules Legay, marchand boucher,
boulanger, cultivateur.
M°*® Lcgay, née Sophie Verdin.
Un enfant.
Chapelle de N. D. de Miséricorde, appartenant à Af°** Verdin-
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La Commune
M Joséphine Sanez.
Propriété de la Commune.— Maison vicariale donnée par M. l'abbé Héame.
Propriété de la Sainte-Famille d'Amiens. Sœar St Victorin.
Sœur St Philippe de Néry.
Soeur St Vincent.
Ecole fondée par M. Tabbé Héame.
Philogone Gamain, garde particulier.
Klise Leleu, sa femme.
Une fille.
Joseph Dele'pine, garçon brasseur.
Isanre Camier, sa femme.
Cinq enfants.
Propriété de M. Mcrlent-Deimons, de Créqny.
Joseph Herraant, tonnelier et ca-
bareiier.
Un enfant.
Maison fermée* Deux étages. Bâtie sons Napoléon 1er, par M. Joseph ThAlu, avocat, père de Madame Le Noir. Vendue par les héritiers a M. le baron Roger Seillière.
Propriété de M. le baron Seillicre.
M. Alfred de St Aignan, régisseur
Madame de St Aignan, née Marie- Thérèse de Maussion.
Deux demoiselles.
Sidonie Thuillier, cuisinière.
Au Chenil, propriéfé de M. le baron , pavillon des piqucurs occupé provisoirement par :
M. Henry de Contes d'Esgranges
brasseur et cultivateur.
M™* de Contes, née Louise Hujghe Trois enfants.
Pbkssin
Moulin du Seigneur, Jules Duponchel, meunier.
Marie Verdin, sa femme.
Trois enfants.
Piopricté de M. le baron Scillière.
A gauche, Hue du Moulin, ti^ 89, conduisant à la Rue et Enfer. Sentier pour Wamin et Hesdin.
A droite, après le chenil. Rate du ôois^ coupée, à eauche par la Rue des Hures N« 86, à droite par la Rue de Pa»adis
Clovis Vasseur, menuisier.
Hyacinthe Gambicr, sa femme.
Trois enfants.
Pi-oprièté du baron Scillière.
Sur le terrain du vieux château féodal, où quantité de maisonneUes ont été détruites.
les ruines du vieux château.
La Lombardie.
Joseph Duplouy, ancien cantonnitr Sa fille.
Adèle Torchy, femme Dalbert.
Adolphe Gouillard.
Trois enfants.
Propriété de« frères François et Alfred Hibon, NO 98.
Félicie Legrand, veuve Charles
Fiée.
Deux enfants.
Propriété de Madame Vaillant.
Maison ou a été élevé M. le Chanoine Vaillant.
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La Communs
Laurence Benteux, veuve Alphonse Plée.
22 (sous le même toit.) Emelica Plée, veuve J^ Biuchet.
Victoire Plée.
Un enfant.
Ruelle pour piétons, allant à la rue d*Eafer. Voir N" q\. Ruelle Guyol
François Moronval, bûcheron.
Félicie Moronval, femme d'Emile Bruchet.
Maison fermée.
29 (sous le même toit.) Félicie Bruchet, veuve Duplouy.
François Lié vin.
Un petit-fils.
Elisa Moronval, ouvrière.
Victor Delépine, propriéuire, soldat.
Joseph Laborde, journalier.
Alyda Benteux, femme Laborde.
26 (som If même toit.) Célinie Thuillier, couturière.
Félicie Ducrocq.