Le Ll juin, subitement, Eustacbe Boui'et, sergent
21. Le 2U, à Sains, Margue-rite (i(»ulliart, [larenle de M. le Curé de Fressin et femme de Pierre Hibou.
La Paroisse 251
22. le 2 juillet, Marguerite Moroiival, jeune femme, fille de Guislain.
23. le 15, Autoiuette Picquette, âgée de 80 nus, veuve de Petit Andrien, de Barles.
24. « Juin st'ptima lucpy rilain cvuil Rcvereiidus D.U. Valentinus de Beoti, abbas manaslerii sunrli Joannis in Monte fpris, cui abbaliœ prœfuii decem circiter annorum spalio. »
Les religieux de Saint-Jean, transférés de Clarques àYpres, étaient seigneurs de Sains et avaient une partie de la Seigneurie de Fressin, dont ils nommaient le Curé.
2J. Le 2 août, Michel Caudevelle.
Le nécrologe s'interrompt brusquement à cette date, Nous croyons que M. de Bomy quitta sa paroisse vers cette époque, qu'il alla se fixer à Lille, et qu'il emporta avec lui son registre. Désormais il se borne
mentionner quelques rares décès.
1 Le 19 de septembre 1638, jour du saint Dimanche, nmurut MichelMoronval au Bourgde Fressin, mary de Françoise Souillard. Resquiescat in pace . »
L'année 1639 est particulièrement remarquable. Le pays dut être sillonné par les armées. La ville d'Hesdin fut assiégée. Le Cardinal de Richelieu y vint. La Meilleraie y reçut, sur la brèche, et des mains du roi Louis XIII, le bâton de Maréchal. L'Artois redevenait terre française. M. de Bomy ne fait qu'incidemment une petite allusion à ces grands événements :
« Environ (juinze jours après la remlilion de ilesdin, 16o9, Irespassa en la ville d'Aire ma cousine Jeanne Souillart, sœur de ladite Françoise, li. in pace >
Les deux décès sont ici rapportés exceptionnellement comme événements de famille.
Plus loin, une singulière coïncidence :
• Le 12 du mois d'aoùst. trespassa en la ville d'Armentières Jeanne Canette, femme d'André Lenglet. Le uiéme jour décéda
Î52 FuiissiN
sa S(Pur Miclh^lle iiancltLS en la ville (J'Aire, anno 1639, chose renKinjuablo. »
11 continue sa chronique de famille :
« Martin «le Ikiiiiy, mon fièn^ très passa à Hondscliooh^ (i'nnt* dyssenlerie, le jour Stc Callierine, Tau 1(>39, estant rêfugiL' andict lion à catisc des (pleines, RoquicKait in jfoce. »
L'année suivante:
** [.0 IT) inay, di'féda Marguerite Uaincry, femme de Clé nient Mnnier. [(îW. ... Le . de septembre nionrnt à Aire Jeaune Isel.—
Et puis, c'est le décès de notre chapelain, Antoine Silvain, que la peur des Français avait fait émigrer.
I [.a veille St Lnc trespassa à Armeniières, Sire Aiillioine Si lu vin, prêtre, nttjtfr chapelain de Fressiu. Anno 1640.
Mais Antoine Silvain avait été remplacé à Fressin.
I l^e ^1 de novembre, jour ibi la l*rr'serr!ation Notre Dame, mourut André Leu.L,det, à x\r meulières A à 1640.
1 6 4 1 . ■* Li ! 5 d e j u i 1 1 1 ( > '1 1 olnit jwuès nos lu .s ,'/ / in Joa n nés ife liotn}/ lu'pos. n
Toute la famille avait donc émigré. Le curé était à IJUe avec deux de ses neveux ; son frère était à Hondschoote ; un autre neveu, à Bruges, ses cousines, à Aire ou à Armentières. Cet exil, volontaire ou non, avait une cause qui échappe ; car enfin la France de Louis Xni n'était pas bien méchante.
[iWd « Le 3 de mars 1643, m(Mirut à Lille de mort assez soudaine Jean de IJotny, pnrfaii frafcr ri nepos meus,
1644. « Le jour St Hilaire, 14 de Janvier UVi'i, mourut à Fressin Marie Layc. »
M. le Curé restait donc en communication avec sa paroisse.
» Le pri'Miier jour d'octcdire 1644, mourut à Furnes, Marie
Bavard, liiie de feu Antoine Hayard, [>aroissiens de Fressin. »
164o. c Le 10 de Janvier mourut à Bologne (Boulogne)
La Pahoissk 253
Monsieur rinntois, grand doyen diidicl lien. Il tomba cliarlrier et fut dix jours sans pouvoir nrin(M' Itt'guirscat in fuice. »
M Lé» "22 d»* nmrs l()4r), ti l'sjmssa à i)nn(|ner(jn«' Jean Chastrel paroissien de Planrjnes ....
» Li» () inay, IT/iT) Marie Menrisse, jéuine fille réfugiée pour la nialiee du tenijis à Menin, après une lonirue infirmité trespassa ou lad ville Requiesrat in pmy.
)♦ Le premier de juin i(\%^, a(H*ès une longue inlirmit»\ mouriil à (iandl Jeanne nesplan(|ues, femnu» d'Aiillioiiie Mayoul.
» Le 10 de décem'jre, veille d»^ Sle Lnee, Irespassa Guislain ïeclion, mon ne|>veu, en la ville de Bruges, anno 1015. >
La longue nomenclature que nous venons de transcrire nous fait connaître quelles familles résidaient à Fressin il y a deux siècles et demi. Du 7 janvier 1613 au 2 août 1637, la famille de Lcpine perdit 33 perssonnes; la famille Desplanques, à Planques, en perdit 50 ; la famille Allexandre, 20; la famille Caudevelle 19. Les familles Delcpine , Alexandre et Caudevelle existent encore à Fressin. Huit familles ont fourni un minimum de dix décès : Ce sont les familles Hugneteur, Cazier, de Wailly, Herbert, Hibou, Lenglet, Macquet, Pelé.
Nous trouvons trente-deux familles ayant fourni de cinq à neuf décès : il en reste onze, qui sont les familles Bouret , Carpentier, Demagny, Lefebvre , Legrand, Mayol, Moronval , Pingrenon , Queval , Tenchon, Vasseur.
Quatre-vingt-quatre familles ont perdu de deux h quatre membres. Il en reste une douzaine : les familles Anselin, Hoquet (Bocquet), Duponchel, Duflos, Gouillart, Moine ( Le Moine ) , Lejeune ( Le Josne), Merlin, Martin, VVallet, Wamin. Nous avons, enfin, cent soixante-dix noms de famille inscrits une
254 Frbssin
fois seulement sur ce nécrologe de vingt-quatre ans. Il en est à peine reste dix jusqu'à ces derniers temps. Ce sont les familles Bruche, Bruchet, Camier, Descamps, Cras, Flamen, Lœuillet, Pruvost, Robbe,
On ne connaissait pas, à Fressin, au XVIP siècle, les noms portés par les grandes maisons d'aujourd'hui. Il en est morne, et non des moindres, qui ont brillé au premier ran^ au siècle suivant, et qui ont également disparu.
Nous avons trouvé de l'intérêt à observer l'orthographe des noms de famille sous la plume de M. de Bomy.
On serait tenté de croire que le bourg de Fressin ne contenait alors que des noms aristocratiques. Il n'en est rien. M. Jean de Bomy écrivait en trots mots tous les noms commençant par De le. De la ; \\ écrivait en deux mots tous les noms commençant par De, par Dîi, par Le ou La, Les premiers indiquent souvent les noms de l'origine, qui n'est devenu un nom noble que chez les propriétaires du sol : les seconds indiquent u\\g qualité ou un défaut.
M. de Bomy ne considère pas les noms propres comme invariables. Vous lisez Croule lie , Piuelîe , Stalle, Pelée, etc., et vous croyez que ce sont des noms de familles fixes. C'est une erreur ; vous ne tardez pas à vous apercevoir que ce sont les noms de C mil ici, Pinel, Stal , Pelé, appliqués à des femmes.
Le nom de Pelé, au féminin Pelée, est devenu aujourd'hui Plée, toujours avec la même prononciation, mais ayant perdu sa signification singulière. D'aucuns ont écrit Plet, qui est devenu le nom d'une autre famille.
Quantité de noms se sont ainsi transformes. Nous avons vu le nom de Souillart s'écrire de six manières différentes. Avec la législation actuelle, où,
Î.A Pa«oissk 255
pour une lettre en plus ou en moins, l'administration refuse de reconnaître votre identité, les noms de famille ne varieront plus autant. Encore faut-il que les secrétaires de mairie y mettent quelque attention. Aux siècles précédents, on y allait fort librement. Tel nom revêtit parfois deux ou trois formes différentes avant d'arriver à sa forme actuelle. Ces transformations ont eu généralement pour effet de faire disparaître la signification des noms, et, à ce titre, elles sont quelquefois heureuses et quelquefois regrettables.
On écrit souvent Allexandrc, nom d'une famille de Fressin ; au XVII'^ siècle, on écrivait Alexandre , comme le nom de baptême.
M. de Bomy écrivait Anselin. L'instituteur Cauu a voulu corriger l'orthographe de ses devanciers ; il a écrit Aneelin.
Jean-Marie Baux, bienfaiteur de l'église de Fressin au XIX^ siècle, ne signait pas comme ses ancêtres. En 1749, on écrivait Ban ; en 1753, Bemi ; en 1758, Beaux,
Benteux (prononcez Beineteux) est un nom qui a subi de nombreuses transformations ; en 16 13, 1650, 1640, etc., on écrivait Bitgneteur ; de 1700 à 1750, on écrivit Bimetenx ; vers 1750, Biinnetcux ; de 1745 à 1792, Bennetenx\ puis on écrivit assez indifféremment Betinetenx ou Benteux : cette dernière forme paraît avoir définitivement prévalu.
On écrivit Btetz, Bihetz, vers 1730 ; on voit Bict en 1740 ; depuis lors, Bihet,
Voici un nom qui revêt en moins de deux siècles sept formes différentes : Bouquilion, Bocquillon, Boqnillion, Boquilion, Bcquillon, Boueqitillion, Bocqiiillion.
Bossu s'écrivait B oc II u en 1626 et en ij^j. Bouclier
256 Fhessin ♦
s'écrivit une fois Bouché en 1740; une autre fois Bouchez en 1754.
On écrivit presque invariablement Branquart. Cependant on trouve Branquard et Brancart en 1793 ; Branquarc en 18 19.
Brogniart s,*esX écrit Brognart ti\ 1760, Brognard, en 1798.
On écrit aujourd'hui Bulot ; en 1620, 1630, etc., on écrivait Bullot. Nous trouvons />////^ en 1649, Bnlo en 1836.
Cardettr paraît avoir remplacé Cardé. Cela vaut mieux. Le nom si répandu de Candevelle s'est écrit quelquefois Codevel en 1769, Codcvelle en 1786. Il y a aujourd'hui des Candevelle et des Codevelle,
M. de Bomy écrit Desgnigeliers pour le nom de sa mère. M. Canu ne peut s'empêcher de corriger encore ce nom. Les Desgronsilliers, Desgmsiliers, Desgroseiiliers sont évidemment de la même famille.
Les ancêtres de nos Demagny écrivaient De Magny au XVII'' siècle, Demany en 1736, Demani on 1738, Demanil en 174 1.
Le nom de Dcnne a été également altéré. On a écrit Deine , Daine ^ au troisième quart du dernier siècle, époque où il nous semble que les altérations ont été le plus nombreuses.
Le caprice des Secrétaires de mairie a fait écrire Dignel ce qui s'écrivait Diniel vers 1825, ttDeniellc en 1710.
Pour Douchez, nous avons eu Doiicetz en 17 12, Douchct en 1748, Doucet en 1775.
Douzénée, forme de 1636, alternait avec Douzinel, et est devenu Dozinel depuis 1775, bien que l'on trouve une fois Dosincl en 1804.
Une pauvre garse d'Offin mourut le 16 mai 1637 j
La pAttoissE 257
elle se nommait Du Croc ; c'est aujourd'hui Ducrocq^
nom assez connu. Jean de Bomy fait observer qu'une famille Desplavqucs était surnommée Du Ploie h (du Plouy ), parce qu'elle venait de ce hameau. De là les Duplouy d'aujourd'hui. M, Tinstitutenr Canu croit que les Du Pouilly des années 1636 et 1637 sont de Ja même famille.
On a écrit uniformément Dupont pendant deux siècles. Depuis lors, on a des Dupont et des Du pond ^ ce qui paraît assez étrange.
Au XVIP siècle, Dupuis s'écrivait Du Puich.
Nous avons vu Flamcn en 1622, Flament depuis 1750, sauf une fois Flamant en 1819.
Depuis 1750, Gamain et Gamin semblent se balancer.
Huit formes du même nom : Gouillar en 1636; Gouillart, en 1618 et 1755 ; Gonlliart, en [637 et 1789 ; Gouliart, en 1750; Gouilliard, en 1757; Gouliard^ en 1749 et 1762 ; Gouilliart, en 1782 et 18 16; Gouillard, depuis 181 5.
Hannedouche s'est écrit \\\\Çi fois Haudouche en 16 îO.
Hauocq s'est écrit accidentellement Haunocq en 1728, et Hanoc en 1781.
On nous donne pour le même nom I sain bourg, Dise ni ho urg^ Disa ntbou rg, L isa mbou rg, L isetu bourg.
En 1644, nous trouvons I.ayc, ailleurs Pierre Layt\ qui devient Pierlay au XV 111" siècle.
M. Canu, dans son Répertoire des Actes de l'Etat civil, mêle et confond les Lcjennc et les Lcjosne, Je crois bien que ces noms, aujourd'hui distincts, ont vn\^ origine commune.
On écrivait Lenglée en 1635 et 1640; on écrit Lenglet depuis 1765.
l'^n 1710, je trouve MailUtz, qui devient J/^//V/ en
'2'^S Fhessin
1735. Maillet en 1761, Malliet en 1779, Mailliet en
Nous avons des Mayol en 1630 ; des Mayoul, depuis May ouït à la même époque. Ce sont peut-être deux noms distincts.
Voici Quenet en 1731, qui devient Quetiecque en 1740, aujourd'hui Quenecq.
Robbe s'écrivait autrefois Robe.
On a successivement Techon^Tesson^Tenchon.Tachon, Tanchov..
Pendant rémigralion du curé Jean de Bomy, la paroisse ne fut pas dépourvue de service religieux. Louis Lenglet, originaire de Fressin et chanoine de Douriez, desservait les deux chapelles de Fressin, c'est-à-dire la chapelle de St Pierre et la chapelle de St Jean. II y a lieu de croire qu'il subvint aux besoins spirituels de la population de 1637 à 1646. époque de l'arrivée de Jean Pesel. Il mourut septuagénaire, toujours chapelain des deux chapelles, le 24 juin 1652.
La chapelle Saint-Jean est la sacristie actuelle. C'était une chapelle funéraire où la messe était dite pour Jean VIII de Créquy et sa femme. Le chapelain avait tous les revenus d'un fief mouvant de Créquy situé à Royon, sans que dans ce ïi^S. le dit chapelain y eut aucune justice. Ce droit était réservé au seigneur. Le chapelain devait dire cinq messes par semaine pour cette fondation (i)
M. Jean de Bomy, curé de Fressin, mourut le II avril 1651.
(i) Arch. Départ.: E. fonds de Criquy.
La Paroisse 239
Jean Pesel.
Il eut pour successeur sire Jean Pesel, qui desservait déjà la paroisse l'an 1646, alors que le titulaire s'était retiré eu Flandre,
De 1651 h 1669, Pierlay fut chargé de percevoir les revenus de l'église.
Le registre de catholicité, interrompu au mois de juin 1657, ne fut repris qu'au mois d'août 1646. Jean de Bomy fait observer que M*^ Jean Pesel n'a rien écrit en son absence < à cause des guerres et de la malice du temps». Le registre fut continué jusqu'au mois de mars 1652. Puis eut lieu une nouvelle interruption jusqu'en 1665.
Louis Flamen.
Dans l'intervalle, en 1657, M*^^ Jean Pesel avait eu pour successeur M"' Louis Flamen, qui gouverna la paroisse de Fressin l'espace d'environ vingt ans.
Le registre, avons-nous dit, fut repris en 1665 ; il nous fait connaître les noms des ecclésiastiques qui travaillaient au salut des âmes sous la direction du sire curé. Ce sont Jean Desplancques, en 1665; Nicolas de La Rivière, prêtre et chapelain, en 1666 ; Orner Tétar, vicaire, en 1674.
Jean Desplancques,
ICn 1676, Louis Flamen était remplacé par M*-' Jean Desplancques, son ancien vicaire. Dans un acte public, qui fut écrit le 4 janvier de cette année-là, Jean
Desplancques comparut avec le bailli Joffroy et le iieutenant Bacquevilie, et fut qualifié prêtre, pasteur et propriétaire.
'•Nos registres, repris en 1665, probablement par l'initiative du vicaire Jean Desplancques, furent continues par le même, devenu pasteur de la paroisse, et conduits jusqu'à la fin de septembre 1689. Puis vient une nouvelle lacune jusqu'au mois d'avril 1694.
Différents actes passés en i68r, le testament de Catherine Warin, les pièces relatives à la fondation Martin, le teitament de Jean Amoury, nous révèlent la présence ordinaire du ministre de la religion en ces circonstances solennelles. Le notaire Viollette instrumente ; M^ Jean Desplancques, curé de ce lieu, et Toussaint de Bomy, prêtre, y sont repris comme témoins. Une pièce de l'an 1682 nous apprend que le vicaire était spécialement charge de l'annexe. Toussaint de Bomy y signe « prêtre et chapelain de Planques ».
Jean Amoury était procureur pour office des terres et seigneuries de Créquy, Fressin et dépendances, notaire royal à la résidence de Fressin. Par son testament, qui est du ro décembre 1681, il demande, entre autres dispositions, qu'un obit lui soit chanté annuellement le lendemain de Monsieur S^ Martin, quatrième de juillet, ce qui paraît indiquer que la translation de S* Martin était alors la fête patronale de Fressin, et expliquer ï)ourquoi la ducasse a lieu le dimanche après le 3 juillet. Nous sommes tenté parfois de transcrire quelques-uns de ces testaments. Ce sont des pages fort édifiantes. Mais il faut nous borner aux faits. L'exécuteur testamentaire de Jean Amoury fut Jean Wantier, prêtre chapelain à ' Rollencourt, neveu du testateur, qui lui laissa divers objets mobiliers, parmi lesquels un matelas et une paillasse. En 1685,
byGoOgBj*
La Pakoissk 201
la veuve ajouta quelques codicilles à ce testament. Elle y fait la distribution de ses jupes et de ses corsages.
Toussaint i>e Bomy. . .
Jean Desplancques paraît s*être demis de ses fonctions en faveur de son vicaire Toussaint de Bomy. lequeJ, en 1684, était curé de ce lieu de .Kressin. L'année suivante, les deux ecclésiastiques siégeaient comme témoins à la rédaction de certains actes. On les désir gnait ainsi: Toussaint de Bomy, curé; Jean Desplancques, ancien curé.
L'acte où nous les voyons comparaître, et que reçoit le notaire Viollette, a pour objet la fondation de François Mayoul, lieutenant de la terre de Créquy, Fressin et dépendances. Les autres témoins sont Nicolas Desoigny, procureur fiscal, Louis Hurteur, receveur des biens de l'église, Jaccjues Le Noble, marguillier. François Mayonl fait insérer dans Tacte des dispositions spéciales en faveur de sa parente sœur Anne- Françoise Souillart, religieuse au couvent de la Conception Notre-Dame, en la ville de St-Omer.
Cinq ans plus tard, le receveur de Téglise, Louis Hurteur, et son frère Joseph, tous deux célibataires, firent leur testament. Ils songèrent aux pauvres Glarisses d'Hesdin et aux Récollets du Biez. Le chapelai^i Nicolas de La Rivière fut présent à Tacte. Il y a donc eu constamment trois prêtres à Fressin sous Jean Desplancques. r • .
Nous avons un cotrtpte de 1694, dressé par Toussaint de Bomy. Le 8 avril de cette année, il reprit les registres de catholicité ; mais ils furent interrompus de nouveau et pour longtemps à la fin de mars 1695.
A cette époque, Téglise de Fressin ne paraissait
262 Frbssin
point comblée par ses seigneurs. Le curé et les marguillers adressent une requête à € haute et très puissante dame Madame Armande de Lusignan. duchesse de Créquy, etc. >, réclamant deux petites rentes, faisant ensemble 47 livres dues parla duchesse. L'homme d'affaires de celle-ci répond de Paris à M* Cornuel, le i8 avril 1701, qu'on ne refuse pas de payer, mais il faut produire les titres. La très haute et très puissante dame n'était plus bien riche.
En 1702, Thomas était chapelain de Fressîn. Nous trouvons dans nos papiers un compte, malheureusement incomplet, pour les années 1704,* 1705 et 1706, où l'on voit, à chaque exercice, entre l'honoraire du curé pour quelques messes et le salaire correspondant du clerc, la note d'un payement de trois livres « aux joueurs de violon». En l'absence des premières et des dernières pages de ce compte, nous sommes bien empêché de dire à quel titre les joueurs de violon figurent à pareille place.
M. Toussaint de Bomy, curé de Fressin dès l'année 1684, occupa cette charge jusqu'en 17 10.
Jacqubs-Eustachb Boningce.
Il eut pour successeur Jacques-Eustache Boningue, lequel, promu à la cure de Fressin dès l'année 17 10, mourut dans sa charge, âgé de 82 ans, le 28 janvier
Dans l'intervalle, nous trouvons :
F. COULON, vicaire en 1712;
F. Baron, prêtre, vicaire en 1723 ;
F. Brunet, prêtre, vicaire en 1725 ;
Nicolas Capron, prêtre, vicaire en 173 1 ;
J. CarpenTIER, prêtre, vicaire en 1741.
Goo^i
La Paroisse ï2()3
Dès lors, Fressin paraît n'avoir plus eu de chapelains, pour ses deux chapelles de S. Jean et de S. Pierre. Les chanoines de Douriez jouissaient des revenus de la première, lesquels, aux termes de l'acte du mois d'août 1434, consistaient en une rente de 8 livres parisis, à charge d'entretenir la chapelle. Lesdits chanoines faisaient dire les messes par le vicaire de Fressiii (i).
11 nous paraît aussi que Planques n'avait que par intermittence son vicaire particulier ; le plus souvent le service de cette église était fait, à cette époque, par le curé de Fressin ou son vicaire unique.
Les Révolutionnaires disent volontiers que l'Église n'était que dépositaire et non propriétaire des biens qu'elle détenait, que ces biens appartenaient à la nation, et que, d'ailleurs, le clergé ne s'était enrichi que par la ruse ou la violence. L'histoire proteste contre cette accusation. Le ^o septembre 1721, les héritiers de Michel Hacqueville font une donation à l'église de Fressin pour remplir les intentions du défunt. On y voit comparaître Louis Catain, avocat à Hesdin, frère sans doute de Guislain Catain, nolaire à Fressin, de son vivant époux de Léonore Bacqueville. Louis Catain avait une procuration d'Antoine Bacqueville, fils de Michel Bacqueville et lieutenant au régiment de cavalerie du Maine. Feu Michel I^acqueville avait manifesté l'intention de donner à l'église de Fressin une maison bâtie sur trois mesures, audessus des Hures du château, maison alors occupée par François Stalin. Louis Catain était aussi le fondé de pouvoirs de Léonore Bacqueville. Il y avait aussi des De Gruson, du pays de Bcthune, petits
(1) Archives Départementales: E. Fonds de Créqtiy. Compte de de 1732, f« 14.
264 FuKSsiN
enfants de Michel Bacqueville. Furent témoins à la rédaction de l'acte : Jacques-Eustache Boningue , prêtre, curé de Fressin ; Jean Pan tel, lieutenant ; Jacques Cornuel, procureur fiscal ; François Souillart, receveur de l'église, et les autres administrateurs de la dite église. Outre la signature des précédents personnages, on voit au bas de l'acte celles de Pierlay, de Pingrenon et autres. Les héritiers avaient poussé la délicatesse et la générosité jusqu'à faire dire les prières, une première année, môme avant la donation: Grand exemple de religion sincère et d'un vrai respect de l'autorité paternelle. On ne dira point non plus qu'ici les curés ont dépouillé une famille ni abusé de la faiblesse d'un mourant pour lui extorquer une fortune.
En 1733, François Souillart présenta aux marguiU liers un compte des recettes et des dépenses et aussi quelques quittances de la main de M. Boningue pour l'année 1741, qui était sa dernière année. Il mourut en effet en janvier 1742.
A. Dbmainnb.
M. A. Demainne, curé de Fressin en 1742, eut pour vicaire, en 1746, Jean-François Cry. Il résulte de différents comptes que le receveur de l'église paya au sieur Carpentier, hoir de M. le curé Boningue, quelques honoraires pour fondations acquittées par ce dernier (25 juin 1743); que la visite du doyen, qui était alors toute une expédition, nécessitait des frais pour nettoyage de l'église et indemnité de déplacement à ce dignitaire (1743) ; que la sacristie de Fressin faisait faire ses ornements, chasubles, chapes, écharpes, à Béthune, chez les religieuses de Saint-Jean (1744)-
Digitjzedt
La Paboissk 265
Alors, comme aujourd'hui, la plupart des habitants de Fressin étaient tout simplement désig^nés par leurs' noms et leurs prénoms ; comme aujourd'hui, on donnait du « Monsieur » h queilques-uns. Ainsi, on disait « Monsieur Brogniart, Messieurs Hurteur. Monsieur et Mademoiselle Petit, Messieurs Bacquevilie ».
On entretenait, comme aujourd'hui , une lampe devant le Saint-Sacrement. Nous avons une note de M. le curé Demainne pour divers petits objets y relatifs. Cette note est de l'an 1745. Il est à croire que l'on blanchit Téglise cette année-là; car on se procura petit blanc, noir d'Anvers, colle et indigo, ùt la note ajoute qu'on en a employé aux piliers et aux arcades. Deu^ ans après, on renouvela le pavé du chœur. Les carreaux que Ton fît venir d'Hardinghem, le voiturage et la pose d'iceux, le tout coûta 60 livres.
En 1751, M. Dem?inne quitta la paroisse de Fressin pour celle de la ville de Saint-Pol. A cette occasion, il dut régler son compte avec la fabrique. Le receveur Macquaire lui rem.boursa la somme de 15 livres qu'il avait avancée pour faire venir de Rome la bulle de confirmation des privilèges accordés à la Confrérie du Rosaire et deux brefs d'indulgences.
Ce renseignement est précieux et décisif pour constater l'existence régulière de la vénérable Confrérie en notre église.
Après M. Bonhomme et x\L Canu, qui ne faisaient, du reste, qu'imiter jM. le receveur Macquaire, nous écrivions d'abord Demaine; mais le curé de Fressin signait Demainne ; nous avons sa signature au bas d'un certain nombre de quittances. On ne lui payait pas seulement l'honoraire des fondations ; mais il achetait ce qui était nécessaire à l'église, et il étaij: remboursé par M. le receveur Maquaire, sur mandat des administrateurs.
266 Frkssin
André Cakoulle.
Après M. Demainne, la paroisse de Fressia eut pour curé M. André CarouKe, fils de Jean Caroulle et de Marie-Joseph Saligot.
Ses vicaires furent :
Jean*-Baptiste Petiprez, de 1755 à 1764; on a noté précédemment sa mort, arrivée le 26 septembre de cette dernière année:
Antoine Flament, en 1764; il mourut aussi à Fressin ie 11 février 1765 :
POYEZ, vicaire de Flanquer en 1765 ;
M. T. HULEUX, en 1765 ;
A. J. Mahieu, en 1767 ;
Jean-Marie HÉAME. vicaire en 1773, qui mourut à Fressin le 5 mai 1779, à l'âge de 42 ans;
Adrien-François Svuvage, en 1779;
HlPPOLYTE Penel, qui succéda à M. Sauvage en 1780, et était encore vicaire de Fressin en 1792.
M. Caroulle enterra deux centenaires: le 2 juillet 1753, Marguerite Sgand, épouse de Philippe Bouret ; elle avait cent dix ans. Le 5 février 1761. Marie Catherine Déprez, veuve de Philippe de Lépine.
Le compte présenté par l'ancien curé M. Demainne ne fut pas reçu sans difficulté. Le 26 février 1753, les officiers, marguilliers et administrateurs de l'église de Fressin, l'examinèrent minutieusement, et le réduisirent en partie. On paya à M. Demainne 1459 livres 2 sols. Au bas était signé : Viollette, Louvet, Viollette, Pierlay, Viollette, le Ch*^^ d'Houdetot, Demainne, ci-devant curé de Fressin, actuellement curé de la ville de Saint-Pol.
Pour l'avenir, estimant qu'il était nécessaire de remédier à divers abus, les administrateurs de l'église
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dressèrent un Règlement pour la bonne gestion des revenus de la fabrique et des biens des pauvres. Nous avons eu la bonne fortune de trouver ces deux Règlements dans divers papiers qui nous ont été offerts, et nous ne manquerons pas l'occasion de les faire connaître au lecteur. Ces'documents nous donnent le nom des notables de Fressin à cette époque ; ils témoignent de leur zèle ; par eux nous avons le tableau des fondations religieuses avec l'honoraire attribué au clergé.
Les administrateurs qui signèrent ces tableaux et Règlements sont au nombre de quinze, dont la moitié paraissent avoir une grande habitude d'écrire. Ce sont: Viollette, Louvet, Pierlay, le Ch^"" D'Houdetot. Picard, J, Viollette, Pantel, Caluin, Edouard Aba, J.-B.Malliet, Berthe, Brisset, F, Duflos, Bihet, Jh. Carnet.
Le vendredi 13 avril 1753, le sieur Jacques Macquaire ayant rendu compte de la recette et dépenses des revenus de l'église et des revenus des pauvres de Fressin pour quatorze années consécutives, on remarqua qu'il s'était introduit plusieurs innovations préjudiciables aux intérêts de l'église, des abus qui appelaient ime réforme, et l'on se préoccupa des voies et moyens à prendre pour assurer la conservation des toits et bâtiments de l'église qui commençaient à dépérir.
Premièrement, l'argent recueilli dans les pourchats ou déposé dans les troncs, et qui, auparavant, était remis aux mains des receveurs, à charge d'en rendre compte, a été, depuis huit à neuf ans, remis aux mains de Messieurs les curés; qui disent avoir déchargé des messes pour la paroisse, sans qu'on en sache le nombre ni à quelle rétribution. L'église n'a donc plus profité de ces quêtes. De plus, elle a été obligée de fournir les pains, vins, chandelles, etc.
Il a été arrêté qu'à l'avenir on chanterait dans
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cette église douze obits par an, nommés obits du Rosaire; que ces obits seraient chantés le lundi après le premier dimanche du mois; plus quatre messes du Vénérable (du Très-Saint Sacrement), et quatre messes dos Trépassés, les jours que Messieurs les curés jug^eront les plus convenables. Ces obits et ces messes seront annoncés au prône le dimanche précédent. Chaque obit et messe chantée sera à la rétribution de une livre, dont quinze sols [)our M. le curé et cinq sols pour le vicaire et clerc. En tout vingt livres par an.
Cette somme de vingt livres sera payée des premiers deniers à ToUverture des troncs. Le surplus de l'argent sera employé à payer les dettes de Téglise, ou remis aux mains du receveur qui en rendra compte. Et si, contre toute attente, il ne se trouvait pas vingt livres dans les troncs, l'église y suppléera..
Sera aussi mis aux mains du receveur l'argent qui se trouvera dans les troncs des pauvres pour leur être distribué suivant les mandats qui seront, de l'avis de Messieurs les curés, signés au moins de trois des principaux administrateurs, sous peine que les deniers donnés autrement par ledit receveur seront rayés dans ses comptes.
Lesdits vingt obits et messes seront célébrés tant pour le repos des âmes des fidèles trépassés que pour le repos de celles qui peuvent avoir fait anciennement quelques dons et legs, et dont les intentions ne s'accomplissent pius, faute de moyens et de connaissance.
On ne peut méconnaitre la sollicitude pieuse des administrateurs de l'église de Fressin pour les anciens bienfaiteurs. Si soucieux qu'ils soient des intérêts de l'église,, fis veulent que les vingt messes et obits soient exactement acquittés. On remarquera aussi que le premier dimanche du mois était, alors comme aujourd'hui, consacré au saint Rosaire, et que, chaque mois,
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le lendemain de ce premier dimanche, il y avait un obit (>our les confrères défunts. Il y a lieu de supposer que la plupart des adultes de la paroisse appartenaient à la confrérie.
Quant à l'honoraire de un franc, il était fort raisonnable pour cette époque.
La deuxième irrégularité siprnalée par Messieurs les administrateurs paraît une critique de la façon d'agir de M. le curé Deniainne, qui se serait octroyé une indemnité trop considérable pour le vin du Saint-Sacrifice.
Ces Messieurs observent que jjisqu'en 1730 l'église ne donnait à Messieurs Tes curés que dix livres pour cette fourniture de vins ; mais que IVdonsieur Boningue ayant fait remarquer que beaucoup de prêtres étrangers venaient célébrer la messe dans l'église de Fressin» on lui a accordé quarante sols d'augmentation, ce qui eut lieu jusqu'à sa mort en janvier 1742. M. Boningue et les autres curés avant lui avaient eu égard que, dans la rétribution de plusieurs fondations, les -curés étaient obligés de fournir le pain, vin. cires, etc., sans être à charge à l'église.
Messieurs les curés avaient aussi égard que toutes les messes de mariages, messes d'anges, services, messes d'enterrement, messes de toutes les fêtes des Saints que l'on prend pour patrons, comme de St ' Nicolas, Ste Catherine, St Kloi. St Cônie, St Séverin, des quatre couronnés et autres, ne sauraient être à la charge de Tcglise. et que < nresdits sieurs Curés s'en font payer en plein par ceux qui font chanter ces messes ».
Cependant, depuis la mort de M. Boningue, la dépense de ces vins est augmentée considérablement. Elle est allée jusqu'il 50, 60, 70 et 75 livres par an, ce qui est exorbitant et onéreux pour l'église.
Il a été arrêté qu'il sera payé à M. le Curé chaque année une somme de dix livres, et qu'a l'égard des prêtres étrangers, les vins seront fournis par des adjudicataires au moins disant
En prenant cette décision. Messieurs les administrateurs manquaient évidemment de calme et de mesure. Ils retranchaient les quarante sols précédemment concédés à M. Boningue, ce qui était odieux, et ils voulaient que le vin pour la messe des prêtres étrangers fût fourni par un adjudicataire spécial, ce qui était ridicule.
Mais ils revinrent sur leur décision. Un paragraphe additionnel, inscrit en mai-ge et signé Viollette, dVHoudetot, Pierlay, Brisset, Berthe, Héame, Pantel, arrête que le crédit sera augmenté de dix livres, ce qui fera vingt livres par an pour M. le Curé et M. le Vicaire.
C'était raisonnable, vu la valeur de l'argent et le bas prix du vin à cette époque.
La troisième remarque a pour objet une réduction de charges. Folquin Cazier a donné anciennement une rente annuelle de trois livres trois sols, à charge de faire célébrer quatre obits et quatre messes basses. On ne décharge que les quatre obits à douze sols chacun pour M. le Curé et trois sols à M. le Vicaire ou assistant, ce qui fait les trois livres, et trois sols pour le receveur, de manière que l'église est encore obligée de fournir à ses dépens les pain, vin, cires et autres choses nécessaires pour le service divin.
Messieurs les curés et vicaires sont priés de ne décharger désormais que les quatre messes basses à dix sols chacune, de sorte qu'il restera un petit bénéfice ])our dédommager l'église. Désormais le receveur de réglise ne paiera chaque année que ces quarante sols, « du ^loins aussi longtemps que Mgr notre Évêquç
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en ait autrement ordonné, à laquelle décision les administrateurs se soumettront et accepteront. »
Vient en quatrième lieu une autre réduction non moins justifiée.
Claude Carpentier de Torcy devait une rente de quatorze livres cinq sols au rachat de 200 livres. i Cette rente appartenait à Edouard Petit et à sa sœur I Geneviève Petit, épouse de François Louvet.
Par acte du i6 novembre 1703, Edouard Petit, tant en son nom qu'au nom de sa sœur, donna cette rente à réalise, avec les arrérages alors dus, lesquels se montaient à la somme de 83 livres, 2 sols. L'église devait faire décharger douze obits par an à la rétribution de vingt sols chaque obit.
En 1720, il plut à Sa Majesté d'ordonner que tous 1er, paiements se feraient en billets de banque et non en argent Claude Carpentier s'est alors présenté pour rembourser cette rente. Les administrateurs de l'église, de concert avfC Edouard Petit, trouvèrent bon de léduirc cette rente à huit livres « crainte de tout perdre n. On ne parla point des charges. Cependant, Messieurs les Curés ont depuis lors déchargé les douze obits et se sont fait payer douze livres, quoique l'église n'ait pu recevoir que huit livres, et ait dû fournir pain, vin, chandelles, et payer douze sols au receveur.
Il a été arrêté que dans la suite on ne chanterait plus que six obits par an au lieu de douze, et ainsi il restera trente-huit sols de bénéfice à l'église, déduction faite du droit de recette, et cela « tant qu'il plaira à Monseigneur notre Evêque d'en ordonner autrement, sur les représentations que Messieurs les enfants et héritiers desdits feus Petit et Louvet seront tenus luy faire. A laquelle décision de Mond, seigneur évêque de Boulogne, les administrateurs accepteront et se conformeront. »
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Ces Messieurs s'occupent ensuite de deux choses importantes. Il s'aj^itxle dresser i** Tétat des fondations que l'église de Fressin est obligée de faire décharger, et 2'' Tétat et revenu des biens des pauvres.
Élal des fondations de l'église de Fressin en 1753,
1°, 18 obits pour M. Pierre Souillart, premier ihi nom, et ses femmes, à la rêlribtitioa de douze sols pour M. le curé, et trois sois pour M. le vicaire ou assistant, ci :
Pour M le cur^. . . 10 1 10 sols-i) d.
Pour M. le vif.-iire . . 2 1.14 sols.
2^ 14 obits fondés par M. Pierr*» SouilJarl, deuxième du nom et petit-fils du piécédent, à la même rétrilmliou : Pour M. le curé . . 8 1. 8 s 0 d. Pour M. le vicaire. . 2 1. 4 s. 0 d.
> 12 obits fondés par Martin Caudevelle, à la rétribution de dix sols [lour M. le vuiv. i»l i sols [muii' le vieaii'ecni assistant : Au curé . . Ol.O.^.Od.
Au vicaire. . 1 I. 4 s. Od.
4" 12 obils fondés [)ar Messire Jean de Lespanlt, 12 sol.s luuir le curé, trois sols pour le vicaire ou assislanl: Au curé . . 7 I 4 s 0 d. Au vrcaii'e. . 11 Hi s Od.
♦i*^ P2 messes chantées et ([uatre obils fondés |>ar .M. Jean Desplan(|ues, curé de ce lieu, à la rétribution de 15 sols pour M le eu lé, de 5 sols an vicaii'e. soit ;
Au ciné . . 12 1.
Au vicaire. .4 1.
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6® 5 obits solennels, avec Coinmendaces, fondés par Charles Pierlay. La rétribution n'est pas fixée. Mais il y en a d'autres, fondés par Pierre de Lespine, où le curé a 25 sous et le vicaire iO sous. Les administrateurs fixent les obits Pierlay à 2 livres pour le curé el 10 sous pour le vicaire, soit : Au curé . . 10 1.
A l'assistant . 2 1. 10 s. 0 d.
7*> Dans ladite foîidaliou.il est marqué que Charles Pierlay sera recommandé au prône à perpétuité. De ce chef il est dû cha(|iie année à M le curé 3 1.
On remarquera que c'est encore le chiffre du tarif actuel pour les recommandations. L'honoraire était donc quatre fois plus élevée qu'aujourd'hui.
E° 1) ini'sses H obits chantés pour Catherine Warin, à la réti*ibuli(»n de 15 sols pour le curé, soil :
Au curé . . 6 I. 15 s.
Au virairo . . 2 1. 5 s. Od.
î^o ti (ibils fondés \k{v Claude Crépy, à J2snls pour le curé: Au curé . . 8*1. ISs.OiL Au vicaire. . 0 I. 18 s. 0 d.
IQo 4 obits fondés par Antoine de Renty :
Au curé . .2 1. 8 s. Od.
A l'assistant . 01. 12 s. Od.
1 1*^ X (djîls fouilé.s (tar Adrien Caudevelle :
A M. le curé . . 4 l. 16 s. Q d. Au vicaire . . . 1 1. 4 s. 0 d.
12° 4 nbits foudiKs p;ir Philippe IJelerue :
A M. le curé . . 2 1. 8 s. Au vicaire . . 0 1. 12 s. Od,