‹ Fressin; histoire, archéologie, statistiqueChapitre 93 sur 136 · BALANCE · texte numérisé non relu

BALANCE

Total des Hbcbttes

Total des Dépenses. . . . . .

Différence en déficit . . . 267 f*^-25

Mais ce déficit est corrigé d'avance par le compte de l'exercice de 1890, lequel a été réglé avec un excédent de 310 fr., 25 centimes.

L'église de Fressin possède en biens fonds :

1° Trente-deux ares 15 centiares, à Cavron, venant d'Aimable-Joseph Salle.

Le testament de M. Salle, reçu par M« Gosselin, notaire à Fruges, le 3 septembre 182 1, est dans la forme édifiante usitée dans les âges de foi :

€ Je recommande mon âme à Dieu. — Je veux qu'après ma mort il soit dit pour le repos de mon âme, dans l'église dudit Fressin, ma paroisse, mon corps présent, si faire.se peut, trois services solennels; que dans l'année de mon décès il soit dit à la même intention mille Messes, et qu'en outre je sois recommandé au prône pendant dix ans.

< Dans la vue de m'assurer, après ma mort, des prières pour le repos de mon âme, et par là d'attirer sur moi la niiséricorde de Dieu, je donne et lègue à l'église de Fressin le fond et propriété d'une pièce de terre,., à la condition qu'il sera chanté dans ladite église et à perpétuité un obit pour le repos de mon âme le jour anniversaire de ma mort... »

Et, plus loin, après avoir prié ses frères et sœurs d'exécuter aes dernières volontés, il ajoute qu'il a fait ces libéralités aux églises de fressin et de Blangermont dans la vue de se < procurer la félicité éternelle à laquelle nous devons tous aspirer. >

Nous avons trouvé l'honoraire de cet obit exceptionnellement fixé à la somme de quatre francs cinquant-e, dont le quart au clerc-chantre.

2° Un hectare, vingt-huit ares, cinquante-huit centiares, donnés par M. Alexandre-Joseph Héame,

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curé de Bonîngae-lez-Ardres, et sa sœur Madame Augustîne-Philippine Héame, veuve d'Aimable-Joseph Salle. L'acte fut reçu par M^ Gosselin, notaire à Fruges, le 23 novembre 1827. Les charges sont :

Un Obit annuel pour Alexandre Héame ;

Un autre pour Philippine Héame ; les dits obits devront être dits le jour anniversaire de la mort des donateurs ;

Un troisième Obit, dans l'octave de la Toussaint, pour Louis-Joseoh Héame, Marie-Antoinetle Campagne, François-Joseph et Marie- Antoinette Héame, Jean-François Héame, décédé curé de Saint- Pierre de Lyon, Pierre et Marie Héame. Nous annonçons plus simplement l'Obit « pour la famille Héame ».

Les donateurs désirent des Obits simples, mais annoncés au prône. Ils demandent qu'un De profundis soit chanté à la fin de chacun deux, avec l'oraison pro pluribus defunctis\ enfin, ils déterminent le taux de l'horaire, qui sera de cinq francs, dont trois francs au Curé, un franc cinquante au vicaire et cinquante centimes au clerc. Ils observent que s'il n'y a pas de vicaire, le curé devra percevoir quatre francs cinquante centimes.

Nous donnons un franc au clerc-chantre.

Les Héame demandent, en second lieu, une messe basse au commencement de chaque mois pour la famille Héame, soit 24 francs de frais.

Ils demandent la récitation d'un De profundis à la suite de chacune de ces douze messes, chose que nous ne faisons pas, et cela pour deux raisons : premièrement, parce que ces additions ne sont pas conformes à l'esprit de la liturgie, et aussi parce que, né le faisant pas pour les messes ordinaires dont la rétribution est également de 2 fr., nous ne pouvons raisonnablement point accorder plus de faveur à des messes fondées.

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En troisième lieu, les donateurs veulent être recommandés à perpétuité sous la dénomination de Famille Héame.

Jusqu'à présent nous n'avons perçu que 3 fr. de ce chef, quoique les recommandations collectives soient régulièrement à 6 francs.

Les donateurs veulent que l'église profite au moins de la moitié du revenu de leur terre. Si le fermage diminuait de façon à ne pas lui laisser cette moitié, on devrait réduire le nombre des messes basses.

î° 48 ares, au testament ; 49 ares 44 centiares au mesurage et au décret, légués par M^^*^ Augustine Baux, demeurant au Plouy. Acte reçu par M^ Emile Viollette, notaire à Fressin, le 12 mai 1849.

Charges : une recommandation double et un obit, en tout II francs.

^ 48 ares, légués par M^"<^ Victorine Bossu, par acte reçu, le 9 novembre 1874, par M. Waulle, notaire à Fressin.

Les charges sont 4 recommandations et un obit. Total : 17 francs.

5° L'église de Fressin a aussi, au terroir de Sains, une pièce de 53 ares, à elle léguée sans charge par François Leducq. C'était, pensons-nous, une ancienne terre d'église.

En rentes sur immeubles (antér^®^ au 7 Thermidor):

Nos budgets d'il y a quelques années marquaient 14 fr. 91 c. en cinq articles. Le trésorier ne perçoit plus que 9 fr. 40 c, chiffre désormais porté au Budget. L'unique charge est une messe pour le curé Picquet.

En rentes sur l*État\

L'église touche actuellement 161 francs, dont 85 exempts de charges, et venant de remboursements.

La Paiuhssk 491

Le produit de la vente du mobilier de M. Bonhomme nous impose, pour une période de vingt ans, à partir du 9 mars 1877, la charge d'un obit annuel, à l'honoraire de 5 fr., et une recommandation à perpétuité ; soit 8 fr. jusqu'en mars 1897, et seulement 3 fr. après cette échéance.

€ATALMUB <i€8 é\ré{i«€8 d« nouveau diocèse d'Arfas.

i^ Hugues-Robert-Jean-Charles de la Tour d'Auvergne Lauraguais, né au château d'Auzeville, diocèse de Toulouse, le 14 août 1768, nommé évêque d'Arras le 9 avril 1802, reçut ses bulles des mains du cardinal Caprara le 6 mai suivant, fut sacré à Saint-Roch, le 16 du même mois, par l'archevêque de Malines, et installé à Arras - le 5 juin. Il refusa les archevêchés d'Avignon, de Lyon, de Paris et de Cambrai. Cardinal le 23 décembre 1839, nommé chevalier de la Légion d'Honneur le jour de la création de cet ordre, il était grand-croix quand il mourut en juillet 185 1. Son oraison funèbre fut prononcée, le lendemain de l'installation de son successeur, par M. le Chanoine Planque.

2^ Pierre-Louis Parisis, né à Orléans le 12 août 1795, curé de Gien, évêque de Langres en 1835, représentant du Morbihan à l'Assemblée Constituante

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de 1848 et à l'Assemblée législative de 1849, où l'avaient appelé ses luttes pour la liberté de renseignement et la liberté religieuse, fut transféré au siège d'Arras le 5 septembre 185 1, sur la demande unanime des quinze représentants du Pas-de-Calais. Une décision pontificale du 23 novembre 1855 rétablit pour lui et ses successeurs le titre des évêchés supprimés, et il signa désormais : évêque d'Arras, de Boulogne et de Saint-Omer. L'apoplexie le frappa pendant qu'il travaillait, le 5 mars i8é6; 11 était comte romain, chevalier du Saint-Sépulcre, décoré du Pallium et assistant au Trône pontifical. Son éloge funèbre fut prononcé par son ancien vicaire général et exécuteur testamentaire, Mgr de la Tour d'Auvergne, archevêque de Bourges.

3^ Jean-Baptiste- Joseph Lequette, né à Bapaume le 23 juin 181 1, successivement professeur au Petit et au Grand Séminaires, vicaire général de Mgr Parisis, vicaire capitulaire, fut nommé au siège d'Arras le 22 juin i86é, et fut sacré dans sa cathédrale le 6 août. Il mourut le 13 juin 1882. 11 était comte romain, grand-croix de l'ordre du Saint Sépulcre, et assistant au Trône pontifical. Son éloge funèbre fut prononcé par Mgr Catteau, évêque de Luçon.

4^ Mgr Guillaume-René Meignan, né à Denazé, dans le diocèse de Laval, le 11 avril 1817, directeur des Etudes au Séminaire de Notre-Dame-des Champs, à Paris, puis Aumônier de la Maison de la Légion d'Honneur, professeur à la Sorbonne, vicaire général de Paris, archidiacre de Saint- Denis, fut nommé évêque de Châlons le 19 septembre 1864, préconisé le 25 mars 1865, sacré à Paris lé i*"^ mai suivant et installé le 3 du même mois. Il fut nommé assistant au Trône pontifical et chevalier de la Légion d'Honneur,

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étant évêqiie de Châlons. 11 fut transféré de ce siège à celui d'Arras le 20 septembre 1882, préconisé le 25 du même mois et installé le 28 novembre. Mgr Meignan fat transféré à l'archevêché de Tours le 25 mai 1884, et resta administrateur du diocèse d'Arras jusqu'à la prise de possession de ce siège par son successeur.

5^ Mgr Désiré-Joseph Dennel, né à MoQs-en-Pévèle, diocèse de Cambrai, le 7 mai 1822, professeur à l'institution-de Marcq, puis supérieur du Collège Saint- Joseph à Lille, Curé-Archiprêtre de Saint-André dans la même ville, fut sacré évêque de Beauvais le i®'^ mai 1880, d'où il fut transféré à l'évéché d'Arras dans le Consistoire du 13 novembre 1884. Son installation eut lieu le 16 décembre suivant. 11 mourut le 28 octobre 1891. Son éloge funèbre fut prononcé au service du trentième jour, le 26 novembre, par Mgr Baunard, recteur de l'Université catholique de Lille.

6^ Mgr Alfred Williez naquit à Chinon ( Indre-et- Loire ), le 16 mai 1836, d'une famille originaire delà Lorraine.

Après de brillantes études où il se distingua par sa piété et sa douceur autant que par ses succès, il traversa toutes les situations qui peuvent s'offrir au zèle d'un prêtre, et partout il laissa les meilleurs souvenirs.

Successivement professeur de rhétorique et de philosophie, puis préfet des Études à l'institution Saint- Louis de Tours, aumônier d'une communauté religieuse, il devint ensuite curé de l'importante paroisse rurale d'Yzeures, puis curé archiprêtre d'Amboise, et enfin vicaire général de Tours et Supérieur du

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Petit Séminaire. 11 est doué d'un grand talent de parole.

Un décret du Président de la République, en date du 2 avril 1892, vient de le désigner pour le siège épiscopal d'Arras.

Nous accueillons avec bonheur chaque hommage qui lui est adressé par la presse catholique. Nos prières nous ont obtenu un grand et saint évêque qui sera en même temps pour nous un père. Dieu soit loué !

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