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à l'autel de la Stc-Vierge, tous les dimanches et fêtes, pour y réciter le chapelet avec indication des mystères.
Cette Congrégation pourrait faire beaucoup de bien, si les jeunes filles trouvaient plus d'entrain et d'empressement dans la réunion dominicale qui leur est conseillée, de manière à les occuper sans qu'elles fussent réduites à chercher ailleurs la détente et les distractions nécessaires à leur âge.
Nous trouvons au talon du Registre de la Confrérie du Saint-Sacrement une liste de paroissiens et de paroissiennes que M. Prin, notre prédécesseur, a inscrits à V Apostolat de la prière, Ligue du Sacré-Cœur, dont l'érection régulière, est-it marqué, aété accordée à la paroisse de Fressîn, par diplôme, en date du 14 avril 1877. Ce diplôme se voit à l'église, à l'entrée du chœur.
La liste comprend six quinzaines de noms et trois noms d'une septième quinzaine. Les dernières inscriptions sont du 3 septembre 1882. Nous supposons que les membres continuent de remplir les conditions requises pour gagner les riches indulgences de leur association.
Quelques jours avant sa mort, M. le chanoine Gheerbrand, directeur de l'œuvre, nous écrivait à" ce sujet. C'est la seule communication que nous ayons reçue.
Outre ces confréries et associations, nous avons nombre de paroissiens affiliés à d'autres sociétés pieuses. Beaucoup, par exemple, font partie de la Confrérie du Carmel, soit qu'ils aient reçu le scapulaire de nos mains, soit qu'ils l'aient reçu dans l'église d'Azincourt, où cette confrérie est érigée. Nous avons aussi des paroissiennes qui sont du Tiers-Ordre de St^François d' Assise.
Fressin est une des trente localités du diocèse qui
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possèdent V Œuvre des Pauvres Malades y fondée par Mgr Parisis. Les dames de l'œuvre vont à domicile visiter et consoler les malades pauvres ; d'après les statuts, elles doivent leur remettre des bons pour secours matériels, et surtout les disposer à recevoir les derniers Sacrements. M. le baron Roger Seillière est le principal bienfaiteur de l'œuvre. Nos dames visitent régulièrement leurs pauvres et leur témoignent tout l'intérêt désirable. Toutefois, elles se tiendraient davantage dans la lettre comme dans l'esprit du Règlement en distribuant leurs bons elles-mêmes. Outre qu'en agissant autrement, elles risquent de faire confondre leurs aumônes avec les subsides d'une institution purement civile, je veux dire le Bureau de bienfaisance, elles ne sont pas sûres d'avoir toujours pour intermédiaire un homme de principes et un chrétien comme aujourd'hui.
La principale pratique de dévotion en usage dans l'église de Fressin, en dehors de l'office public, est V exercice du Chemin de la Croix. Les trois religieuses et deux ou trois dames le font tous les jours, soit en commun, soit en particulier. Il est fait solennellement et sous la présidence du curé les vendredis des quatretemps et les vendredis du Carême.
Sonneries. — Les trois cloches de l'église servent pour les sonneries religieuses, ainsi qu'il va être dit :
La cloche moyenne sonnée seule sert pour l* Angélus qui, dans la semaine, se sonne, en toute saison; à II heures et demie pour midi; le dimanche et les jours de fête, l* Angélus de midi est sonné immédiatement après la dernière messe. Le matin, V Angélus est sonné à s heures et demie dans les longs jours, à 6 heures en hiver. Le soir, selon la saison, une demi-heure environ après le coucher du soleil. Quand il y a salut, V Angélus du soir se sonne immédiatement après la bénédiction du Saint-Sacrement. C'est
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avec la cloche moyenne que Ton sonne, le vendredi, la volée de trois heures, en mémoire de la Mort de Notre-Seigneur.
Cette cloche sert aussi pour sonnerie premier coup des deux messes et des vêpres, les dimanches et fêtes, une heure avant le commencement de ces offices. Elle est seule employée aux Saluts dans la semaine, pour lesquels on ne sonne qu'une fois.
On la sonne encore aux enterrements de huit heures et aux obits ou autres itiesses que Ton veut distinguer un peu de la messe quotidienne,
La petite cloche se tinte seule quand on va porter le viatique à un malade, et on la sonne aussi seule pour la messe ordinaire de chaque jour.
La grosse cloche se sonne seule pour le dernier coup des deux messes et des vêpres, les dimanches ordinaires; on la sonne aussi seule au Salut, les dimanches et fêtes.
On sonne les trois cloches ensemble, après V Angélus du soir, la veille des deuxièmes dimanches du mois et de toutes les fêtes où il y a Exposition du T. S. Sacrement, et aussi la veille des autres fêtes solennelles, telles que l'Ascension, l'Assomption, la Toussaint. Les jours d'Exposition et le jour de ces grandes fêtes, les deux messes et les vêpres sont aussi sonnées avec les trois cloches.
On les sonne encore à toutes les processions du Saint-Sacrement, du Saint-Rosaire, de l'Assomption, de Saint-Marc et des Rogations.
Aux mariages, quand la conduite de la femme n'a donné lieu à aucune critique sérieuse, elle a le droit de demander les trois cloches pour sa messe, même aux dernières classes. Dans le cas de scarîdale, on ne sonne que la messe avec la petite cloche ou la cloche moyenne.
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Aux enterrements, on sonne encore les trois cloches pour la classe extraordinaire, la première et la seconde classe.
On sonne aussi les trois cloches an baptême des enfants nés de légitime mariage, quelle que soit la classe. Au baptême des enfants dont les parents n'ont point reçu le Sacrement, on ne sonne aucune cloche, et Ton évite que le baptême ait lieu à l'heure où l'on sonne pour un office. Enfin, on tolère l'emploi des trois cloches aux messes de l'Annonciation, de S^* Catherine, de S. Nicolas, de S^® Anne et de S. Éloi, ainsi qu'à celles des jeunes conscrits.
On sonne deux cloches, la grosse et la petite, aux enterrements de neuf heures.
Quant aux sonneries civiles^ réglées par la loi municipale du 5 avril 1884 et le règlement concerté, le 20 mars 1885, entre Mgr l'évêque d'Arras et le Préfet du Pas-de-Calais, elles ont lieu, à Fressin : i^pour annoncer l'heure normale de la clôture des cabarets les dimanches et fêtes ; 2° pour annoncer la fermeture du scrutin, les jours d'élection ; 3® pour annoncer l'arrivée du percepteur en tournée de recettes. Ces sonneries sont exécutées par le garde-champêtre, selon l'usage antérieur à la loi de 1884.
Conformément au vœu général de la population, nous avons ici une sonnerie d* intérêt particulier non prévue par la loi, à l'occasion des ventes à la criée. A condition que le garde vienne chaque fois nous en avertir, nous avons autorisé cette sonnerie qui est de tradition immémoriale, d'autant plus que les notaires de l'arrondissement de Montreuil ne font plus de ventes publiques le dimanche.
Usages divers. — Quand, dans un convoi, on passe devant m\ des quatre Calvaires plantés sur la voie
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publique, on s'y arrête pour chanter trois fois : 0 CrnXf ave.
Le dimanche des Rameaux, on s'arrête également devant le Calvaire paroissial érigé dans le cimetière pour chanter la même strophe trois fois. Le Calvaire des Thélu tenait lieu précédemment de Calvaire paroissial.
Après l'absoute du 2 novembre, on se rend processionnel lement au cimetière, en chantant le Miserere sur l'antieiHie Si iniquitates, et, pendant que les fidèles se répandent sur les tombes de leurs parents, le clergé s'arrête encore devant le Calvaire, où il chante les prières des obsèques.
A la procession du 15 août, on s'arrête aux trois chapelles, et l'on y chante une antienne à la Sainte- Vierge, Inviolatiiy Sancta Maria, Ave Maria, ou autre, avec verset et oraison.
Faute de connaître ces usages, un curé peut aisément y manquer, et ainsi blesser,^ sans le vouloir, le sentiment intime de ses paroissiens.
L'exposition mensuelle du Saint-Sacrement se fait, à Fressin, le deuxième dimanche de chaque mois. Elle a bien perdu de son ancienne importance quant à la tenue des fidèles et surtout quant à l'assistance aux Vêpres. Nous la supprimons quand ce deuxième dimanche arrive le dimanche des Rameaux ou immédiatement après le dimanche où se célèbre la solennité du Sacré-Cœur.
Revenus et Charges.
Nous aurons fsrit connaître sufiisamment la situation de la Fabrique, en reproduisant la dernière colonuo du dernier Budget.
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