‹ Frétillon, ou la Bonne Fille, vaudeville en cinq actesChapitre 14 sur 40 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LUDOVIC , puis MARENGO.

LUDOVIC , seul y sortant de V armoire qu’il laisse ouverte. Eh bien î elle m’écoute joliment... pourvu que le jobard de Godureau ne les fasse pas trop attendre ! La probité des grisettes.... comptez là-dessus; et cet autre aussi , qui va lui parler de sc tuer, s’il ne faut que ça, je me jetterai bien par la fenêtre ; pourvu qu’il y ait un peu de paille dessous.

MARENGO, en soldat , entrant par le jond.

Ce doit être par ici.

LUDOVIC. Qu’est -ce que c’est que ça?., eh î mais, je ne me trompe pas , c’est mon remplaçant !

marengo. C’est mon bourgeois” !

LUDOVIC. Depuis quand à Pars?

MAtiENGO. Depuis hier.

LUDOVIC. Et vous venez?..

marengo. Voir Frétillon.

LUDOVIC. Elle vous attend ? *

MARENGO. Pas dit tOUl î Ludovic. Vous l’aimez?

MARENGO. Comme un fou !

LUDOVIC. Et de quatre. marengo. Quand j’ai su qu’elle était ici, cliez monsieur...

Ludovic. Godurcau.

marengo. In banquier.

Ludovic. IJ ir imbéciilc.

MARENGO. Raison de plus.

LUDOVIC. Vous vous êtes mis en route?

MARENGO. A marche forcée.

* Marengo , Ludovic.

Ludovic. Et vous arrivez?..

marengo. De la caserne Popincourt...

Peut-on parler à la bourgeoise?

Ludovic. Gardez-vous-en bien.

m arengo. Le particulier est jaloux?

Ludovic. Comme une bête!

marengo. Sortira-t-il bientôt?

LUDOVIC. Dans un instant.

marengo. Alors , je reste.

LUDOVIC, écoutant . Et moi aussi, silence !

(// va regarder à la porte du boudoir. ) Ab ! le comte est parti.

marengo. Quel comte?

LUDOVIC , apercevant la bouteille. Tiens !

le champagne... voulez-vous en boire un coup” ?

MARENGO. Volontiers.

Ludovic. Vous avez un congé ?

marengo. Oui , par la recommandation du général.

Ludovic. A qui vous ressemblez tant... à votre santé !

marengo. A la vôtre!., en restant , je pouvais avoir des galons tout de suite....

mais j’ai mieux aimé...

Ludovic. On vient, je me cache.

marengo. Sauve qui peut !

(Il se jette dans l’armoire que Ludovic a laissée entr'ouvcrte , et tire la porte.)

LUDOVIC. Dites donc , c’est mon logement ; ali ! (// gagne la porte en face.) ce ca* binet...

(Il entre vite et tire la porte. On entend Godurcau se disputer avec Camille.)

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