SCENE VI
Lf< Mêmes, CAMILLE, LUDOVIC, M . DI' i IER AN, A N ATOl.E, EDMOND, FREDERIC, FERDINAND, LEGRAS.
(ju colicnt tou» »ur le eho«ur.) LUDOVIC» offrant un verre à Frélillon.
Encore uu verre. .
CAMILLE, à peu pr> s grise. Merci, merci, assez, assez, Dieu que c’est amusant le vin de Champagne l en prison ! ça échauffe le
cœur, la tête.. . Eli! vite, Ludovic, puisque le champagne t’a rendu raisonnable, partons!...
LUDOVIC , toul-à-fait gris. Au fait , puisque tu y tiens... liberté! c’est délicat ce que tu fais là, je crois que le gland air me fera du bien !
Camille. Et, pendant que j’y suis
écoute, geôlier, mon amour.
JOSEPH. Présent!
CAMILLE Je delivre des prisonniers...
( S’interrompant. ) C’est drôle, la prison tourne... Je paie pour tous.
léguas. Pour tous!
josepii. Vousavcz donc le budget dans votre sac?
léguas. Mais d’abord, pardon, je suis un bonnéte homme*.
M auengo , dans U fond. Il est dedans , l'huissier.
CAMILLE. Qu’est-ce que vous voulez encore, monsieur Legras? les créanciers , qu’est-cc qu’ils veulent? ( Eclatant de rire.) Dieu! queles huissiers sont laids! c’est le seul corps que je n’aurais jamais pu souffrir.
léguas. Vous êtes bien bonne ; mais , mainsclle, ce n’est pas mon compte.
CAMILLE. Comment, Ludovic n’est pas libre! il vous manque?. ..
LEGUAS. Quinze cents francs, dont neuf cents pour les frais.
CAMILLE. Les frais! et le portefeuille est vide HUonnantsa chaîne, ses bracelets, etc.) Mais voilà de l’or , des bijou* , vous êtes payé.
LEGUAS. Permettez ..
CAMILLE. Encore? Ali ! tiens... ( I.UI jetant son châle. )ptir cachent ire, mon cher...
mais rien de plus Dam ! la plus belle
fille du monde ne peu t donner. .. Quant à toi, Anatole, à loi, Ferdinand... à demain, je suis riche . et il ne sera pas dit que je ferai tort de ce que je possède à de pauvres diables qui in'ont aimée ; comptez sur moi , tant que je pourrai payer des rançons, j en payerai... Quant à vous, monsieur de Ceran , demain vous sortirez d’ici , je verrai les autorités, je les attendrirai , ou j’y perdrai mon nom de Fretillon !
Air du Cabaret .
Ainsi comme une enchanteresse.
Chassant le malheur de ce» lieux ,
Sous ce» triste» veiroux , je laisse I.’ espérance... faute de mieux!
Comme ce champagne cflicace ,
Qui , pour nous , vient tout embellir (
Je veux que partout où je passe Il ne reste que du plaisir.
Adieu, adieu, partons.
(Ils vont poor sortir.)
♦ Marengo , Joseph, M. Legras, CamiU», tta.
JOSEPH, se plaçant entre eux. A Camille.
Vous, à la bonne heure! mais, monsieur, ça ne sc peut pas.
ll'doyvc. Comment? ça ne sc peut pas!
JOSF.pii II faut qu’on lève son écrou.
LEon \s. Et pour cela, il faut que la somme soit liquidée.
LUDOVIC. Qu'est-ce qu’il parle de liquide... est-ce qu’il n’en a pas assez, l’huissier ?
JOSEPH. Faut qu’il reste.
CAMILLE, passant à Ludovic. Et moi, je vous dis que Ludovic ne restera pas ici....
mon Ludovic!
(On ent(*ndnn roulement de tunlxnir.)
M. DE GÉRA N. Entéudez-vous? les portes vont être fermées ; je retourne à la politique.
LUDOVIC. Et moi, je reste à la dette.
Camille. Pauvre garçon! encore une nuit ! ça doit être triste, une nuit en prison ; mais elle ne sera pas mauvaise , je l’espère; vous rêverez à moi. Allons, à demain, à demain!
Air du Philtre. (Premier acte du Paysan aïnou ■ roux.)
Adieu donc ! loin de vous Je pars , mai» bientôt , je l'espère A ma table tou» »eie* tous .
Je vous y donne rendez- vous.
CHOEtm.
Adieu donc ! loin d«* non»
Elle part , mais bientôt , je l’espère ,
A sa table nous serons lotis;
F.tnousy prenons irndei-roas.
( Us vaut tous pour rentre a droite ri à ('duché et laits- nt la scr «/• libre.) masstgo. In prenant à part , dans tr fond.
Muimcir Fiétillon...
Cl MILLS.
Quel mystère !
MAREVOO.
1* froid pince, il fait mauvais tenu.
C AM i L l.S , montra ut la Capote s us peu due nia guérite.
Kh bien! la capote , c l j'espère [t'attends. T’Ia rendre fl toi , viens aussi , Tiens d'main , je (J farenga place ta capote sur les épaules de Camille.)
TOUS. ( Parlé. ) A demain !
citorua et CAMILLE.
Adieu donc, etc.
Pl.H nu QUATRIÈME ACTE. et *? T W ■“ffWTWaWQ Çijrr i Irt WEMC 6 09 'ÏPQ f P O OOP PQQ O OP