À MES JEUNES COMPATRIOTES
Jeunes qui convoitez des vieux aux chefs branlants Les sacoches d’écus, les gras ne HMS Qui rêvez, jour et nuit, sans trêve, sans relâche,
Combien bêtes sont ceux qui meurent à la tâche
Du labeur quotidien, qui n’êtes pas si fous
Que de les imiter en leur grande sottise,
Permettez qu'à vous tous bien franchement je dise : ‘Jeunes gens, prenez garde à vous.”
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Vous aimez l’or qui donne à ceux qui le possèdent Les plaisirs d’ici-bas, devant qui toujours cèdent Le peuple aveugle et sourd, amis et ennemis : Le travail vous fait peur, vous remplit de soucis; Croyez-moi, vite ! entrez dans la sainte carrière Des vrais chercheurs d'emplois, et laissez dans l’ornière Ceux qui de travailler sont encore assez fous! Jeunes gens, prenez soin de vous i