LES NONPAREILLES DE LA MARQUISE
propre et son luxe à l'endroit qui lui fait plaisir.
. ez fière de vos dessous blancs, comme des lys hypocrites, ô mademoiselle Fanfreluche ! et que leurs doux frissons neigeux ne craignent pas la concurrence des serpentines d'outre-Manche, salamandres faites d'artifice, Vénus qu'Edison retoucha.
Soyez fière de vos dessous. Pas trop cependant, Fanfreluche ! de peur que le démon d'orgueil un de ces soirs ne vous emporte pour mettre à vos pieds Paris vaincu, en haut de la butte qu'un moulin décore et d'où votre gloire descendit. ,
Le culte des dessous et de leurs dépendances n'est pas précisément aussi nouveau que votre ingénuité pourrait le croire.
Autrefois, au pays français, de très nobles et honnêtes dames en eurent même souci que vous.
Il court là-dessus des histoires qui pourut vous intéresser.
Mais vous ne savez peut-être pas lire, ù madem mireluche ? Hier du moins on
me l'affirmait. Et c'est en vérité grand dom-
mage, car l'amour trouve bénéfice à un peu de bibliophilie bien entendue, et rien ne sied mieux, dans le retrait d'une jeune personne, qu'un vieux livre alors qu'il est galamment relié.
J'en ai l'autre jour découvert un tout à fait joli, joli comme un bijou ancien et qui dut appartenir pour le moins aune princesse, car les gardes en sont de satin et les plats ornés de lacs d'amour et de fleurs de lys d'or, par le temps un peu effacés.
Je vous l'enverrai en marquant d'un signet la page ; et si en effet vous ne lisez point, par quelque ami, par quelque amie, vous vous ferez lire ceci :
Que la marquise d'Estrées, né Françoise Babou de la Bourdaisière, sœur, car bon sang ne peut mentir, de l'abbesse de Maubuisson et mère de la belle Gabrielle, fut tuée dans une sédition à Issoire, ville u* Auvergne.
« Apparemment, ajoute le naïf rédacteur, que son corps resta dans la rue, très indécemment exposé, puisqu'on s'aperçut d'une mode qui s'était introduite depuis quelque temps parmi les femmes du grand monde ; ce