‹ Frochet, préfet de la SeineChapitre 14 sur 38 · II. — CENTIMES COHVnlAUX ORDINAIRES · texte numérisé non relu

II. — CENTIMES COHVnlAUX ORDINAIRES

Le Directoire avait affecté aux dépenses communales un certain nombre de centimes additionnels aux trois contributions foncière, personnelle et mobilière. Cette recette avait été, à l’origine, le principal aliment des dépenses publiques de la ville de Paris. La nécessité la défendit contre les critiques du préfet de la Seine et du préfet de police; néanmoins, le grand travail auquel Frochot soumit toute la matière des contributions tendit à l’affaiblir. Les centimes communaux apportèrent au budget ordinaire 889,221 francsenl800 et 598,293 fr. en 1812.

lit. — DIXIÈME DES DROITS DE PATENTE

La loi du 1er brumaire an Vil avait autorisé les communes à prélever un dixième du produit net des droits de patente sous la déduction de deux décimes par franc attribués aux agents de la direction des contributions directes. Ce droit

n’avait pas été très-productif. La loi du 2 ventôse an XIII (21 février 1805) accorda aux communes 13 centimes par franc, tant pour dresser les rôles que pour subvenir aux dépenses communales. U est aisé de concevoir que mieux le rôle est rédigé, moins il y a de décharges et plus est forte la part de la commune. Les décharges et non-valeurs ayant toujours absorbé les treize centimes accordés par la loi , la ville de Paris dans ses comptes n’inscrivit cette recette que pour mémoire. Le conseil général demanda vainement et à plusieurs reprises que la ville de Paris reprit ces treize centimes sur la somme de 2,400,000 francs qui était le produit annuel et véritable des patentes.

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