‹ FroeschwillerChapitre 29 sur 100 · COLONNES · texte numérisé non relu

COLONNES

{•r échelon des colonnes de munitions :

1 colonne de munitions d'infanterie n» 1 (3).

2 colonnes de munitions d'artillerie no* i et 2 (3).

2* échelon des colonnes de munitions :

3 colonnes de munitions d'infanterie de 2 à 4 (3) .

3 colonnes de munitions d'ailillerie de 3 à 5 (3).

colonne d'équipage de ponts.

commandant du groupe de colonnes de munitions.

5<* Les rapports que l'on aura à m'adresser seront envoyés à la tôte du gros.

6<», ?•, etc.

Signé : de Kirchbach.

Commentaires.

Cet ordre développe, comme on le voit, les prescriptions de Tordre d'armée, dont un exemplaire imprimé est envoyé à

(i) Les colonnes de vivres, au nombre de cinq par corps d'armée, étaient analogues à nos sections du convoi administratif.

(2) Les gros bagages correspondaient à nos trains régimentaires.

(3) Les colonnes de munitions, au nombre de cinq pour l'artillerie, toutes interchangeables, et de quatre pour l'infanterie, également interchangeables, représentaient nos sections de munitions et nos sections de parc. Elles étaient divisées en deux échelons, le deuxième étant beaucoup plus fourni que le premier.

tous les chefs d'unité ou de service dans le but de les mettre au courant de la situation générale et de Tensemble du mouvement. '

En ordonnant que la tête de Tavant-garde du V® corps se trouve, au moment de son départ (4 heures du matin), à hauteur de Billigheim, le général de Kircbbach donne un point initial.

Dans le cas actuel, l'adoption d'un point initial était rationnelle, parce que le corps d'armée, ayant bivouaqué en une seule masse, avait à se dévider comme une pelote de fil.

Il en eût été tout autrement si les éléments du V* corps avaient cantonné, en profondeur, le long de la route de marche. Alors, le chef du corps d'armée eût donné à chaque grand élément (avant-garde, 9® division, artillerie de corps, 10* division) l'heure et le point de départ de sa tête de colonne, ainsi qu'il a été fait généralement dans l'armée allemande de 1870-71.

Le commandement des groupes de bagages ou de vivres, attribué à des officiers appartenant aux troupes propriétaires de ces groupes, dénote la connaissance du cœur humain et le souci de la discipline.

Un escadron de cavalerie semble indispensable auprès des parcs et convois pour les escorter et aussi pour les relier au corps d'armée proprement dit.

La forme même de l'ordre du V® corps, divisé en deux colonnes, l'une, donnant le dispositif de marche, l'autre, les prescriptions relatives au mouvement, nous parait très heureuse.

Cette disposition est usuelle encore aujourd'iiui dans l'armée allemande.

D'une façon générale, l'ordre du V° corps, pour la journée du 4 août, est bien fait.

Il est extrait d'une monographie du V® corps écrite par le capitaine d*état-major Stieler de Heydeskampf avant la publication de VHistoire de la guerre franco-allemande du grand état-major prussien.

Cette dernière publication, d'un caractère officiel, donne, au supplément VIII, un dispositif de marche du V® corps, pour la journée du 4 août, qui diiSère sensiblement de celui que nous avons reproduit plus haut.

Le changement n'a, par lui-même, qu*une faible importance, mais il en acquiert une très grande à nos yeux en donnant la preuve que les ordres comme les faits exposés par VHistorique officiel ont été revus et corrigés pour la plus grande gloire de l'armée allemande et l'instruction de ses officiers.

Le dispositif de marche, tiré de Y Historique du grand étatmajor pour le V® corps, le 4 août, est le suivant :

a) Pointe d* avant-garde :

2 escadrons de dragons,

2 compagnies de chasseurs,

1 bataillon,

1 batterie légère,

1 bataillon,

1 détachement de pionniers.

b) Gros de Pavant-garde :

1 bataillon,

1 batterie légère,

1 régiment d'infanterie à 3 bataillons,

2 compagnies de chasseurs, 2 escadrons de dragons,

1 compagnie de pionniers avec colonne d^outils, 1 section sanitaire (1 demi-ambulance).

c) Gros de la colonne :

l régiment à 3 bataillons.

2 batteries lourdes,

1 régiment à 3 bataillons,

1 section sanitaire (1 ambulance),

2 ambulances de campagne (hôpitaux),

[2 batteries légères, < 2 batteries lourdes, ^ V 2 batteries à cheval, 1 di^-ision d'infanterie (4 batteries, 12 bataillons, 4 escadrons).

Le terrain sur lequel s'est livré le combat de Wissembourg a pour limites :

Au nord, la croupe de Schweigen, qui se détache des Vosges et se raccorde avec la plaine du Rhin près de Schweighofen ;

A l'ouest, les Vosges ;

A Test, le village d'Altenstadt, situé sur la rive droite de la Lauter et par le Mundat-Wald ;

Au sud, le ruisseau de Rott.

Le terrain est traversé de Test à Touest par la Lauter, difficilement franchissable en dehors des ponts et de quelques gués.

La ville de Wissembourg, à ciieval sur la Lauter, est dominée au nord par la croupe de Schweigen, dont les pentes méridionales, plantées de vignes, sont assez raides.

Wissembourg, place forte déclassée depuis 1867, était pourvue d'un rempart, à Tabri de Tescalade, percé de trois portes dites de Bitche, à Touest; de Landau, à l'est, et de Ilaguenau, au sud.

Le terrain, au sud de la Lauter qui coule à Wissembourg, présente la forme d'une longue et large croupe détachée des Vosges et dont la ligne de faîte, dominant à courte distance

le ruisseau de Rott, se raccorde avec la vallée de la Lauter par des rameaux formant entre eux des vallons assez accusés.

Cette longue croupe s^épanouit, à son extrémité sud-est, en un plateau, dit de Geisberg, sur lequel est bâti le château du même nom.

Un autre élargissement de la même croupe, à Test de Rott, porte le nom de plateau de Vogelsberg.

Les plateaux de Geisberg et de Yogelsberg dominent tout le terrain entre les Vosges et le Mundat-Wald et offrent des vues jusqu'à Schweigen et Schweighofen.

La vallée proprement dite de la Lauter, dans la partie comprise entre Wissembourg et Altenstadt, est formée de prairies assez marécageuses. On y voit, sur la rive droite, des épaulements nombreux, derniers vestiges des « lignes de Wissembourg » célèbres à la fin du siècle dernier.

Page 1