CONCLUSION
Les critiques que nous venons d'émettre sur Torganisation des marches de la IIP armée allemande & travers les Vosges et sur le déploiement stratégique de cette armée derrière la haute Sarre nous dispensent de discuter les événements qui en furent le résultat.
L'état-major prussien s'est montré là, comme aux jours qui ont précédé la bataille de Frœsch\^dllerj circonspect, studieux, appliqué aux détails, et très actif, mais il lui a manqué le don suprême, apanage des races privilégiées, nous voulons dire, l'audace, ce sentiment inné qui se développe sous l'empire des circonstances et produit les grandes actions.
A force d'être méthodique, on pourrait dire pédantesque, Tétat-major de la IIP armée a laissé passer, sans en tirer parti, la plus belle occasion de jouer un rôle décisif au cours des batailles du 16 et du 18 août qui ont vu s'écrouler la puissance militaire du second empire français.
Cette constatation autorise à penser qu'au cas où une nouvelle guerre franco-allemande aurait lieu avant longtemps, nos futurs adversaires, en vertu de leur race propre et de la permanence de leurs méthodes, différeraient peu de leurs aînés.
S'il doit en être ainsi, nous pourrons reprendre l'avantage, grâce à nos qualités ataviques de conception vive et de hardiesse, auxquelles sera venu s'ajouter le produit de l'incessant labeur issu de nos derniers désastres.
Et alors, peut-être verra-t-on notre pays reprendre d'un