SCÈNE X
— On flâne; — un ami passe ; — on se sent le besoin De lui payer cliopine, au cabaret du coin.
— Un pâtissier vous lente : — on voit des tartelettes,
Des crèmes, de beaux fruits, — du flan... et des galettes! 1 !
(Confidentiel lement .)
— Une fdle vous plaît!., mais, pour tous mes désirs.
Je n'ai pas un sou !..
f. EHONTE, lui donnant sa bourse.
— Tiens... pour tes menus plaisirs!
Mais, sois prudent! — Chut !
(il montre Lubin.)
FRONTIN, de même.
— Chut!..
GÉRONTE, se levant, à lui-même.
— Plus cher que ses services.
Mon vaurien, — je le crains, — fera payer ses vices!..
■ (il va vers Lubin qui bat le briquet, sans résultat, depuis longtemps.) FRONTIN, à lui-même.
— Bon ! — il tient à la vie, encor plus qu’à son or!
GÉRONTE, battant le briquet lui-même, à Lubin.
— Regarde! — on bat ainsi!..
FRONTIN, se levant, subitement et reprenant Géronte.
— Ce n'est pas tout encor !..
— Et mes gages, Monsieur? — Parlons donc de mes gages!..
(il se rasseoit.)
GÉRONTE, premier mouvement.
— Mais, chez moi, ce me semble... avec ces avantages...
Cent livres!., c’est joli !..
FRONTIN, se relevant en mettant le marché à la main.
— Chez un bourgeois... à Sens...
L’autre jour... en Bourgogne... on m’en offrait... deux cents!..
GÉRONTE, un peu étourdi, d'abord, par le coup de Frontin, court prendre un papier dans la poche de son habit et le remet ê Frontin.
Lis ce contrat, Frontin!.. et dis s’il te contente?
— Tantôt, je t’ai donné six cents livres de rente!!!
FRONTIN, chancelant de joie et regardant le papier.
— Oh! — maître!..
(il saute au cou de Géronte.)
GÉRONTE, à lui-même, avec résignation.
— Un peu plus tôt .. ou bien, un peu plus tard !...