‹ Froufrou comedie en cinq actesChapitre 77 sur 143 · LA B A B ON H E · texte numérisé non relu

LA B A B ON H E

Mais non... Je ne le dis pas... je ne veux pas le dire.

GILBERTE

Sifail, dangereux, bel el bien dangereux, et je lui en suis presque reconnaissanle... car, il faut l’avouer, le sentiment de ce danger que je courais, est la première idée sérieuse qui me soit entrée dans la tète. Par exemple, une fois celle-là entrée, il s’en est glissé plusieurs autres à la suite....

Oh! mais il faut prendre garde....

GILBERTE

Une foule de choses, auxquelles je n’avais pas fait attention, me sont alors revenues à l’esprit, pourm’apparallre avec leur signification véritable... Ainsi, tenez, quand je vous ai annoncé que Louise allait vivre ici, près de nous, vous rappelez vous ce que vous avez dit ?

LA BARONNE

J’ai dit quelque chose, moi ! qu’cst-cc que j’ai pu dire ?

GILBERTE

Vous avez dit : Ah !

LA BARONNE

Voilà tout ?

GILBERTE

Voilà tout. Eh bien ! quand, après que Louise a été installée ici, je me suis aperçue que cela m’était, en somme, moins agréable que je n’avais cru d’abord ; quand, en la voyant prendre tout doucement, et malgré elle sans doute, nia place auprès de mon enfant, auprès de mon inari, j'ai senti naître là de certaines pensées... desquelles il vaut mieux que je ne parle pas... je me suis souvenue de votre : Ahl el je l’ai compris.

LA BARONNE

Vous savez... peut-être n’y fallait-il pas voir tant de cho-

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