ACTE DEUX 11: ME (i
fi ILn ET. TE.
Oui. Louise va passer près de nous le temps que papa ira passer... là-bas... et, une fois qu'elle sera ici, j'espère bien...
LA BARONNE
Vous espérez ?...
GILBERTE
.Inespéré l)icn qu'elle n'en sorlira plus.
LA BARONNE, très-marqié.
Ah!... (Un silence). Et à Curlspulio, VOUS l'eniTiènerez ?
A Carlsruhe?
LA BAR ONNE
N'y allez-vous pas? .Monsieur de Sartorys est nommé?
fiILBE RTE.
Non certes, je ne vais pas à Carlsruhe.
LA BARONNE
Il y va soûl?
Il n'y va pis, il refuse.
LA BARONNE
Ail! mes compliments, ma chère... voilà ce qui s'appelle être aimée (Enriant.) Il me paraît inutile, maintenant, de vous demander s'il consent à ce que vous p irais-ioz dans cette représentation.
GILRERTE, hochant la tète.
Oh ! qinnt à cela., hum !.. il est bien évident qu'il consent, mais...
LA BARONNE
Vous savez votre rôle ?
GILBERTE
P.is bien encore: la dernière scène...
LA BARONNE
Nous allons la répéter. ,.
GILBERTE
Je crois bien; j'ai déjà répété la musique...
Avec qui donc ?
GILBERTE
Avec papa.
LA BARONNE
Ah! mais c'est un trésor qu'un père comme celui-là... Vous savez que ça va être très-bien, et que c'est votre pièce, que c'est vous qui ferez \i recette...
GILBERTE
Vrai !... et elle sera belle, la recette?
LA BARONNE
Elle sera énorme, et, à ce propos, il faut absolument que je vous raconte quelque cbose.
GILBERTE
Et quoi donc?
LA BARONNE
Figurez-vous... il y aune heure... j'étais chez moi, bien tranquille., on m'annonce un monsieur que je ne connais pas et qui venait, me dit-on, pour prendre des billets... C'était pour les pauvres; je le fais enirer. Alors ce monsieur me dit qu'il vient de la part de l'agence des théâtres.
GILBERTE
Oh!
LA BARONNE
Et que si je veux lui laisser vendre un certain nombre de billets, il me remettra, d'abord le prix des places, bien entendu... et puis, écoutez donc, (Arec orgueU.) une prime de cinq cents francs.
Oh!