ACTE DEUXIÈME
LA BARONNE
Qu'esl-co que vous voulez? moi... c'était pour les pauvres... j'ai pris les cinq cents francs et je vous les apporte.
r.lKBERTE.
Oli !.. ma clière !..
LA BARONNE, se levant.
Les voici., car c'est bien vous..
Elle donne le billet .h Gilherte.
GILBERTE
Eh bien !.. là... vrai!... c'e^t le premier argent que je gai^ne.. Il faut nous dépêcher d'envoyer cela à ce bon abbé.
LA BARONNE
Avec un petit mot.
rrilberte se place devant la talde et écrit.* GILBERTE, tout en écrivant.
Mais, dites-moi, ma chère, est-ce que nous lui avouerons d'oîi vient cet argent?
LA BARONNE, assise en face d'elle.
Hum !
GILBERTE
N'est-ce pas? il vaut mieux ne pas lui parler... pour le moment ?
Si vous voulez, nous attendrons et la première fois que cet excellent abbé dînera chez vous ou chez moi...
GILBERTE
Nous lui dirons la chose tout gentiment...
LA BARONNE
Au dessert...
* Gilberlu, la baronne.
f.G FROUFROU
GILBERTE
r/esl OnlentllI !... (Ellon cnclietY; su Ipttre et sonne. — Entre un domestique.) Tenez, qu'on porte cela tout do suite. (Le donifstiqne sort.) Mais alors les gens qui auront pris des billets à l'agence et qui auront payé Irès-cher...
LA BARONNE, (lui s'est lovée.
Eli bien V
GILBE RTE.
Us seront difficiles.
LA BARONNE
Qu'est-ce que cela peut vous faire?., vousserez cliarmanle.
GILBERTE
C'est votre avis '!
LA BARONNE
Certes. .
Eh bien!... c'est le mien aussi...
Elle se lève.
LA BARONNE
Un grand succès, alors, car monsieur de Valréa* qui jouera Charlcmagne...
GILBERTE , rintPrromp.int.
Quand il se sera décidé fi apprendre son rôle.
L A BARONNE
Oh! il jouera irès-ljien... Vous m'accorderez qu'il a. au moins, une des choses qu'il faut avoir pour jouer très-bien...
GILBERTE
Qu'est-ce qu'il a?
LA BARONNE
Il est amoureux fou de la personne avec laquelle il joue... Il paraît que c'est excellent, cela...
GILBERTE
Mais qu'csl-ce que vous dites? aiuouieux fou!. . " î.a baronne, (;ill)ori