SCÈNE VIII VALRÉAS, GILBERTE
GILBEn TE, durement.
Savezvous pourquoi jo vous ai reçu?... parce que ce do-
mestiquG 6l:iil-là,.. parce (ju'il m'a regardée... parce que j'ai eu peur qu'il ne se demandât pourquoi je vous f.Tinais ma porte.
\ ALRÉAS.
Je n'ai que peu de mois à vous dire...
GILBERTE
Tant mieux, car je n'ai, moi, que peu d instants à vous donner, (silence.) Pourquoi êtes-vous venu?... Comment, après la lettre que je vous avais écrite, n'avez-vous pas compris?...
VAL RE AS
Vous m'ordonniez de partir... dans cette lettre ?
GILBERTE
Eh bien?...
VALRÉAS
Eh bien ! ce soir même je partirai... Ne vous l'ai-je pas dit?...
GILBERTE, d'une vois plus dure encore.
Je le sais bien que vous me l'avez dit... mais qui me prouve?...
Vous n'avez pas le droit de ne pas me croire. Je vous ai toujours dit la vérité.
GILBERTE, d'une voix plus douce.
Eh bien ! soit. Vous partirez, je le veux bien... mais il fallait partir sans chercher à me voir.
VALRÉAS
Cela, par exemple, je n'ai pas pu.
GILBERTE
Ah !
VALRÉAS. '
Il ne faut pas trop me demander non plus. Songez donc à ce que j'étais... ei à ce que je suis... Qui me reconnaîtrait? Je plaisantais autrefois et maintenant!.. Il m'eût fait rire celui