ACTE DEUXIEME
aurais donné un bouquet, et cependant , en refusant, je savais...
LOUISE
Vous saviez ?
SARTORYS
Je savais que je brisais mon avenir... J'ai refusé parce que j'aime Gilberte, et elle m'a laissé refuser, elle, parce qu'elle ne m'aime pas...
Mon ami.
SARTORYS
Quand vous m'avez donné Gilberte, car c'est vous qui me l'avez donnée...
LOUISE
Oui, c'est moi...
SARTORYS
Vous êtes le mari qu'il lui faut, me disioz-vous, ol sa folie me fera moins peur quand elle sera la femme d'un sage tel que vous... Vous ne vous doutiez pas alors de ce que pouvait devenir un sage tel que moi !... Ces défauts légers qui étaient en elle, et qui vous faisaient pour, et dont je l'aurais si vite pu guérir avec un peu de fermeté, je refusais de les voir alors parce que je l'aimais..'. J'aime aujourd'hui comme au premier jour, et voilà pourquoi, après quatre ans passés, vous retrouvez Gilberte avec ces mômes défauts... un peu grandis,..
LOUISE
Mais son enfant ?
SARTORYS
Elle l'adore. Georges a été sérieusement malade ; elle a passé huit nuits près de lui, dormant à peine une heure, de temps à autre. Il y a des jours oià elle ne le quitte pas. .. après cela, des semaines entières pendant lesquelles elle le voit cinq minutes le matin et cinq minutes le soir...
Qui donc s'occupe do lui :'...
SVRTORVS.
La gouvernante... moi, qiKind je puis. . .
LOUI SE
C'csl effrayant, tout ce que vous me dilcs-là !. .
Oui, certes, c'est effrayant, et si Gilbertc et moi devons rester seuls, abandonnés l'un h l'antre, qui sait comment cela finira?.. . mais, si une personne. . .