SAUT OR VS
Maintenant jo me rassure; rassur.'Z-vous aussi, tout cela n'est pas bien grave.
G ILHK H TE.
Pas l)ien grave ?
s ART OR Y P.
Pas grave du tout.
GILB t:RTE.
Mais... il y a quelque temps, ce n'est pas ainsi que vous parliez. (En souriant). Je me trompe, vous n'osiez pas parler... Mais, à défaut de paroles, l'air de votre visage, votre silence même semblaient me dire le contraire de ce que vous dites maintenant... Cette façon de vivre dans laquelle aujourd'hui vous ne voyez rien de grave vous inquiétait alors, et, autant que vous le permettait la crainte de me déplaire, vous essayiez de m'en montrer les dangers.
SARTORYS
Oui, il y a deux mois... mais depuis ces deux mois..
GILBKRTE.
Depuis ces deux mois ?
SARTORVS.
Eh ! oui, depuis que Louise est ici.
GILBERTE
Louise !
SARTORYS
Tous ces dangers ont disparu, et quand nnême à présent il plairait à Froufrou d'être plus Froufrou que jamais, le mal ne serait pas bien grand, puisqu'à voire place...
GILBERTE, f interrompant.
Et ce dont s'occupe ma sœur, si je tenais à m'en occuper moi-même ?
SARTORYS
Quelle idée ! maintenant que les choses vont à merveille, de vouloir. . .
GILBERTE
Ah ! vous trouvez que les choses vont?. . .
SARTORVS.
Sans doute ; regardez aulour de vous, ma Gilberle, et dites-moi si maison a jamais été mieux gouvernée que la vôtre, depuis que Louise en a pris le gouvernement? Voyez comme elle a soin de Georges, et comme elle l'élève bien, cet enfant! El moi-même, ne me trouvez-vous pas, depuis que Louise est ici, certain air de prospérité?
GILBERTE
Si j'y tenais cependant ? si , à toute force, je tenais à gouverner moi-même?...
SARTORYS
Ce zèle me paraîtrait assurément trop louable pour ne pas être encouragé, et je l'encouragerais do toutes mes forces, mais...
GILBERTE
Mais?...
SARTORYS
Mais si, en dépit de vos résolutions et de mes encourage-