ACTE TIlOlSIEMi: ii
LOUISE
Clicrclicr un livre que Georges nv ileinandc et qu'il a laissé dans la chambre.
(; 1 L B E li T I- .
Georges allendra son livre. (Louise s'an-ctc et recule étonnée cl.' re ton et du regard de Gilberte.) Amsi, CC mariage... Tu l\—
l'uses'?..
LOL ISK.
.Mais... oui, je refuse.
GILBÈUTE.
Ali ! Kl c'est pour continuer à veiller sur notre bonheur à tous les deux ?
LOUISE
(il LUE K TE, desceiidniil.
En vérité, cela est fort méritoire... et je dois t'en remercier ; ce que je le reptocherai cependant, c'est de ne pas avoir également partagé tes soins... entre nou> deux... cl de l'êire occupée de l'un plus volontiers que de l'autre.
LOUISE, qui est descendue aussi.
Mon Dieu !...
Tli t'es occupée de mon mari... lu l'es occupée de mon euiant... mais moi'.^.. Tu m'as un peu négligée, moi... et lu as eu loil... car si lu avais bien regardé, lu aurais vu ipie de tous les dangers qui pouvaient menacer celte maison que lu Tétais chargée de défendre, le plus grave assurément élail de mon côté.
.le ne le comprends pas.
G ILBE liTE.
Il y a une lieure, mon-icur de Valréas élail ici... près du
lis FllUL'FUUr
tiloi, me juraiU qu'il m'aimait... Je lui disais, moi, qui' je ue l'aimais pas ..
LOUISE
Eh bien ".'...
t.lLBEUTK.
Cela n'O'.aH pas vrai; je l'aime. ,
LOL ISIÎ.
Ah!
(ilLBEKTE.
Voilà ce que lu n'avais pas vu, ma sœur... el ce ([uc tu aurais dû voir ccpend.int, si Lu l'avais bien rempli, ce rôle accfplé par loi avrc une si héroïque abnégation.
LOL'lSli.
Gilbcrle!
(i I lui: UT i:.
Mais peulclrc que le trop (rallcnlion que lu ap[)orlais d'un côté t'empêchait de regarder de l'autre.
L O U I s li .
Ce que lu viens de dire., que tu aimes monsieur de A'alréas, cla n'est pas?
(i 1 1. li i£ li r E .
Cela est : il y a deux mois, ce'a n'étail pas... mais, pendant ces deux mo's, bien des choses se sonl passées... C'.'t amour a eu h; temps de naiire el de grandir. Ce qui d'abord n'était (ju'i n jeu a eu le temps de devenir un danger, un dmgcr tellement sérieux {jue, voyant que décidément lu ne songeais pas du tout à me sauver, j'ai essayé de me sauver moi même. Mon mari, mon enfant !.. J'ai voulu revenir à e. \... c'élait le meilleur moyen, n'est-ce pas ?.., Mais mon cnfanl n'était plus à moi... Enlic lui et moi loi loi toujours !.. LOUIS i;.
Je pailiiai, Gilbcite, je partirai !..
ACTI' TU 01 su: ML ll'.i
(iiiJiUiiTL:.
Tu m'iis pris iiiuii ciilunl. cl c|ti;iiU à mou mari...
Ton iiKU'i?