‹ Froufrou;Chapitre 85 sur 111 · V.h bien ! oui, je l'iûmais · texte numérisé non relu

V.h bien ! oui, je l'iûmais

(; 1 1. 13 i; Il T E .

Ab!

LOUISE

Mais lui, c'clait lui qu'il aimait.! Alors, croxanlque lou bonbeur, à toi, serait dans cet amour, j'ai pris moi-même sa main cl je l'ai mise dans la tienne, et je l'aimais ! Pour que lien ne t'empêchât de consentira ce mariage, j'ai taiistmblanl d'êlre gaie... j'ai dit que je n'aimais pas... et cependant, oui, au moment oîi je me sacrifiais ainsi pour vous deux... oui, je l'aimais !

Gl L15EUT E.

Et du jour au lendeniiin, n'est-ce pas, cet amour a disparu ?...

LOU l. SE.

Non, pas du jour au lendemain .. J'ai souffeit longtemps, très-longtemps, et peut-cire que ces souffrances, pcut-ôlro que les eiforls que j'ai dCi faire pour triompher de moi mcri-

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(aient une réco'upcnse autre que celle... Mais lu as donc tout oublié... et tes instances si souvent répétées pour me décider à \cnir vivre auprès de vous... et l'étonnement que te causaient mes refus?.. Tu as donc oublié que, moi, je refusais toujours?

Mais tu as fini par consentir.

LOUISE

Parcs qu'alors j'étais sûre de moi, parce que je n'aimais plus.

GILBERTE

Ou parce qu'alors lu pensais que le moment éiait mieux choisi.

LOUISE

Gilbertc. . ce n'est pas toi qui parles ainsi?..

G I LBEUTE.

Oui, oui, c'est moi.

LOUISE

A quel épouvantable sentiment es-tu en proie poiiripi'il te vienne de pareilles pensées?.. Voyons... rapi>elle-toi, est-ce que je voulais venir, moi ? Cette fois comme les autres, csice que je ne refusais jias ? Est-ce que ce n'est pas loi ([ui a voulu?...

GlI, RERTIî'.

Ah ! comme lu as bien su me- faire vouloir ce que lu voulais!.. Comme tu es habile, ma sœur, et comme je ne suis, nu)i, qu'un enfant près de loi !... Comme lu savais bien ce que tu faisais, quand, après nous avoirmariés tous les deux, après l'être sacrifiée pour nous, lu refusais tous les mariages que l'on le proposait à loi... et comme il l'asufti d'un instant pour reprendre tout ce que tu te vantais de m'avoir donné... Comme il est bien à toi, maintenant !

LOUISr, Opouvontoc.

J(! partirai, Gilberte, je partirai!

* Louise, Gilbertc.

ACTK TUOISIÈME 121

(ilLBERTi:.

Ta puniras... \ raiiiiont !... Encore te sacrifier !' non, ma su'ur, ce n'osl pas loi qui partiras ..

LOUISE

Comment?..

(ilLBERTE.

Le ciel m'est témoin que j'étais sincère en essayant de résister, de me défendrc !.. Mais je ne suis pas la tenimo des lungs efforts... Et quand je succomberais, j'ai bien le droit d'aimer ([ui m'aime, après tout, puisque lui et loi...

LOUISE, ntterrée.

Que vas-tu faire?

GILBERTE

Je m'avoue vaincue... je le cède la place.

Elle remonte.

LOUISE

Où vas-tu ?...

G 1 L li E il T E .

Tu m'en demandes Irop !

LOUISE

Gilberlc !

GI LBERTE, furieuse.

Mari, enfinl, tu m'as tout pris... c'est bien, garde toui!

Elle se jette dans sa cbambre et s'y enferme. LOUISE, fraiJi>ant à la iiorle.

Gilberle ! Gilberlc !

* Gilberte, Luuise.

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