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PRODUITS DU COCOTIER

Fruit au naturel. — Préparations et sous-produits.

Europe. — La noix de coco est recherchée dansles principales grandes villes d’Europe notamment à Paris, où les moyens de transport permettent d’obtenir l’amande h l’état frais et à un prix raisonnable.

En France, les principales huileries travaillant l’amande, qui prend alors le nom de coprah , sont situées à

seille. — C'est là que se fabriquent en grand Y huile brute et Y huile raffinée ou beurre de coco : cocoïne, cocoaline, taline, cocose, végétaline, beurréose, coconut butter, nucoline, coconut suet, vejsu, cocotree, etc. L’huile brute est très employée pour la fabrication des savons.

On commence également à apprécier en Europe lafarine de coco ou dessicated coconut; elle est employée en pâtisserie, en confiserie et pour la cuisine.

Les fibres obtenues par le traitement du coir servent à la confection de nattes, de tapis-brosses, de brosses et balais, de matelas, de paillassons, de tapis d’escaliers, etc.; on tresse également des cordages très appréciés en marine et des lilets; le cofïerdam servant à calfater les navires n’est composé que de libres de coco. La poussière du coir est une excellente sciure. La partie fibreuse, enveloppant la noix, fournit des brosses de bonne qualité si on la divise en deux. La coque des noix donne par combustion un charbon gras et doux utilisé en peinture. A Ceylan, où l’on fabrique de l’huile de coco, le tourteau de coprah est connu sous le nom de poonac ; à Colombo, le tourteau indigène est dit chekku poonac .

Asie. — Les indigènes y apprécient beaucoup le fruit au naturel, mais ils préparent aussi, à l’aide du coprah, un vin de palmes que les Anglais appellent todchj et les Indiens callou ou Yennani callou en langue tamoul y sur la côte de Coromandel on dit Soury.

Rappelons à ce sujet que de la sève de nombreux palmiers on extrait du vin : vin de palme, qui porte les noms les plus divers, selon les arbres et les pays. Dans notre ouvrage le Palmier à huile nous avons longuement parlé de cette boisson, et nous en avons donné plusieurs analyses : bangui , bambou , etc.

Fig. 31

Cocotier

Le sucre de coco dont nous parlons plus loin est appelé penne velium aux Indes.

A Leylan, on vend 1 eau de coco pelle nis dans les gares ! la traduction littérale est « rosée des feuilles ».

Si 1 on presse dans un linge de 1 amande râpée avec de

l’eau, on obtient le lait de coco , très employé aux Indes.

Dès que la germination est commencée, la substance tendre qui tapisse la paroi interne de la noix, plus tard l’amande, est un mets très délicat; c'est la pomme de coco. Avec la coque on obtient une collection d’ustensiles de ménage : cuillers, mesures de capacité, vases... pour tous usages et meme des pipes. Aux Indes, on consomme au naturel les jeunes pousses de coco; on les mange crues ou cuites sous la cendre.

Les Anglais utilisent le parenchyme des feuilles comme papier à lettres; à Ceylan, les feuilles tressées Ccidjans servent à couvrir les cases, à faire des cloisons ; elles servent aussi à la confection de nattes, de corbeilles, de chapeaux; les libres de la base des feuilles servent à fabriquer des tamis, de petites voiles et des vêtements de mer. Du tronc, bois de porc-épic ou porcupine wood , on tire des cannes, des manches de lances, etc.

Afrique. — En outre du vin de coco, les indigènes de la plupart des pays où végète le cocotier préparent un alcool de coco ; raegne , arrack des parialis.

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