COCOTIER
Par alteration, le
vin de coco se transforme
en un
vinaigre assez estimé : khal en arabe, kadi en tamoul. Enfin, en évaporant lentement le vin, on obtient le sucre
de coco jagre , ou jaggery en anglais, ou penne vellum , aux Indes.
Amérique. — La Trinidad expédie, chaque année, de grandes quantités de noix sur les marchés de Philadelphie et de New-York; elles sont consommées à l’état frais. Au Chili, on obtient le miel de palme en chauffant au bain-marie la sève du cocotier.
Aux Antilles, le vin de palme est appelé sara.
Océanie. — Pour manger la noix fraîche, les indigènes grattent l’amande avec une coquille d’Asaphis de florata . L’amande est la base de l’alimentation de beaucoup d’habitants des îles de l'Océanie. Avec le coco râpé ils préparent le miti haari , qui est un mélange de coco et d’eau de mer; on ajoute du poisson cru. C’est excellent pour les estomacs robustes; pour les personnes délicates, on remplace le poisson par des crevettes palemon lar , ou de petits crabes de sable, Ocypoda Urvillei et, dans ce cas, le mets est dit : taiero.
Egalement dans tous les pays producteurs du cocotier on mange le chou palmiste ; nous parlons longuement de ce « chou » dans notre Palmier à huile . On le consomme cru, en salade ou bouilli; les Tahitiens mangent gloutonnement le chou palmiste; les Tahitiennes préfèrent en orner leurs chapeaux; dans ce cas, le chou est découpé en rubans minces transparents et brillants, appelés revareva , mais on ne dit pas si les Tahitiens, toujours affamés, avalent les chapeaux de leurs compatriotes : ceci nous paraîtrait être la seule vraie solution* pour la « question » des chapeaux au théâtre?